Chien empalé sur un arbre à Liévin : les auteurs se seraient filmés en train de le tuer

Le chien a été retrouvé empalé sur un arbre, à Liévin. / © DR
Le chien a été retrouvé empalé sur un arbre, à Liévin. / © DR

Deux personnes comparaissaient aujourd'hui devant le tribunal de Béthune, suspectés d'avoir torturé et tué un chien retrouvé empalé sur un arbre à Liévin. Un complément d'information a été demandé pour vérifier l'existence d'une vidéo, tournée au moment du drame.

Par Jeanne Blanquart

Une preuve irréfutable. Voilà ce que cherche la justice en demandant un complément d'information, ce vendredi, au tribunal de grande instance de Béthune. Cet après-midi comparaissaient deux hommes âgés de 39 et 47 ans, suspectés d'avoir "massacré" et empalé le chien retrouvé à Liévin, le 2 mai dernier. 



L'audience a finalement été reportée au 20 juin, le temps d'effectuer ce complément d'information. Objectif : saisir et exploiter le téléphone des deux hommes pour retrouver une vidéo qui aurait circulé sur internet, et où on les apercevrait en train de tuer le chien.


Détention provisoire


En attendant, un mandat d'arrêt a été émis contre les deux suspects, qui seront placés en détention provisoire jusqu'au 20 juin. "Ce sont des gens dangereux", avance Me Patrice Grillon, avocat au barreau de Paris qui représentent les associations Stéphane Lamart et SNDA, qui se sont portés partie civile.

"Le premier a 21 mentions à son casier judiciaire, l'autre un peu moins. Il n'y a plus de raisonnement, plus de lien social, ils sont sortis de la société", poursuit l'avocat. D'après une source proche du dossier, les suspects sont consommateurs réguliers d'alcool et de stupéfiants. L'un d'entre eux a avoué les faits. 



La garde à vue des propriétaires du chien, un couple, a pour le moment été levée, en raison d'une hospitalisation d'urgence. "Ils ne savaient plus quoi faire de ce chien, et un jour ils ont pris une décision et les deux autres ont proposé de s'en débarrasser", explique une source proche du dossier. "Ils n'ont pas l'air d'avoir de regrets."


Que risquent-ils ? 


"Nous exigeons la peine maximale, c'est à dire 2 ans de prison ferme", explique Me Patrice Grillon. "Mais surtout, on souhaite que cette peine soit accompagnée d'une interdiction à vie de détenir un animal. Quand on fait un acte aussi cruel, on ne mérite pas d'avoir un autre chien ou n'importe quel autre animal."

La semaine dernière, le tribunal de Bobigny a condamné un jeune homme à 2 ans fermes pour avoir battu son chien et l'avoir jeté du 3e étage



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