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Dans le Montreuillois, une start-up teste la “digital detox” : 48 heures sans portable...

© M-N Grimaldi
© M-N Grimaldi

C'est à La Madelaine-sous-Montreuil, qu'une start-up parisienne a décidé d'envoyer une équipe de testeurs pour éprouver son concept de week-end sans montre, ni portable.

Par HT

Ils arrivent tout droit de Paris, ce vendredi soir, où ils ont mis plus de deux heures rien que pour rejoindre l'autoroute. Après ce périple, Marie et Raphaël sont soulagés d'arriver chez leurs hôtes à La Madelaine-sous-Montreuil. Un écrin de verdure. Leur chambre est perdue au milieu d'un jardin luxuriant. Le lieu idéal pour se couper du monde.

Le couple vient effectivement, ici, expérimenter un séjour déconnecté. A leur arrivée, ils remettent leurs portables et leur montres à leurs hôtes qui les enferment dans une conserve en verre avec un cadenas. Pour "survivre", une carte routière et un kit de déconnection comprenant, un jeu de cartes, un sablier, un guide avec les bons restaurants, un appareil photo jetable...

Finalement, assez vite, ce sont leurs hôtes, qui vont les guider, vers les lieux à voir dans le Montreuillois et les bonnes adresses. 
Un week-end sans portable, ni montre, dans le Montreuillois

Une start-up parisienne vouée à s'étendre.

A l'origine du concept d'AuCalme, deux jeunes parisiens, qui ont fait une partie de leurs études à Douai. Clément Grenier et Arthur Wattine, tout deux âgés d'une vingtaine d'années, ont eu l'occasion d'expérimenter, malgré eux, un week-end déconnecté lors d'un voyage au Kirghizistan où ils se sont retrouvés coupés du monde, après la fuite de leurs chevaux. Quelques jours, hors du temps, qui leur ont donné l'idée de créer leur start-up.

Sur leur site, on peut ainsi réserver un week-end de deux nuits, pour 280 euros, à moins de 3 heures de Paris. La destination reste mystérieuse jusqu'à la veille du départ mais le séjour est élaboré, à la carte, en fonction de critères préalablement précisés par les clients.

La start-up débute tout juste avec des séjours en Normandie et sur la Côte d'Opale depuis peu, mais elle envisage de s'étendre, en proposant ces week-end de digital détox aux Belges et à d'autres citadins de grande villes...

Une expérience qui a porté ses fruits


"Le plus dur c'est les deux premières heures", explique Raphaël, qui a tendance à chercher son téléphone en cas de temps mort. Après une première nuit au calme, le réveil qui devait se faire naturellement avec le chant des oiseaux est perturbé par l'alarme du téléphone portable qui, même éteint, a sonné à travers le récipient de verre.

Passé cette mauvaise surprise, la journée se déroule sans contrôler le temps... avec une première visite à l'office de tourisme de Montreuil-sur-mer, pour repérer les sites à ne pas manquer. Un détour à l'abbaye de Valloires, et quelques conseils de commerçants plus tard, le couple découvre le plaisir "de demander son chemin"...

Le lendemain, après un petit point avec leurs hôtes pour avoir des conseils, savoir la direction à prendre (sans portable, pas de GPS), le couple profite du soleil pour découvrir les Caps blanc nez et gris nez. "C'est vraiment magnifique, dépaysant", s'enthousiasme Marie, qui ne connaissait pas du tout la région et n'aurait jamais pensé que l'on trouvait ce type de paysage, aussi proche de Paris. Seul bémol, avec un appareil photo jetable, "les photos sont comptées". "On prend des images mentales", nuance Raphaël.

Quant à savoir s'il était bien utile de faire appel à une société pour déconnecter de son portable, l'intéressé confie que "pour une première, c'était bien qu'il soit sous clé". Mais désormais, les deux jeunes gens se disent prêts à lever le pied et s'accorder ce genre de parenthèses plus souvent.
 

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