Retraites : Marine Le Pen pour une "trêve" de la contestation à Noël

La députée du Pas-de-Calais et présidente du Rassemblement National Marine Le Pen s'est dite jeudi soir favorable à ce qu'"une trêve" soit respectée pour Noël dans la mobilisation contre la réforme des retraites, qui entraîne beaucoup de perturbations notamment dans les transports.
 
Marine Le Pen au marché de Noël d'Hénin-Beaumont mercredi dernier.
Marine Le Pen au marché de Noël d'Hénin-Beaumont mercredi dernier. © DENIS CHARLET / AFP
"Il faut qu'il y ait une trêve pour Noël. Noël est un moment important pour nos compatriotes. C'est un moment familial. Beaucoup sont dans des situations qui sont difficiles, et beaucoup ont déjà préparé leur voyage, ont pris des billets de train qui souvent sont chers", a fait valoir Marine Le Pen, qui demande le retrait de la réforme.

"Par conséquent il serait injuste qu'ils soient les victimes d'une contestation qu'ils partagent pour beaucoup d'entre eux", a ajouté la députée du Pas-de-Calais. La ministre des Transports Elisabeth Borne a jugé jeudi "irresponsable" de la part de la CGT d'"annoncer que les trains ne rouleront pas pour Noël", dans le cadre des mouvements sociaux contre la réforme. 
 
Il n'y aura "pas de trêve pour Noël sauf si le gouvernement revient à la raison", avait prévenu le secrétaire général de la CGT-Cheminots. La dirigeante d'extrême droite a aussi indiqué qu'elle ne défilerait pas lors de la prochaine journée de manifestations mardi, répétant qu'à ses yeux "la responsabilité d'un président de parti est de ne pas être dans la rue". "Mais ce n'est pas parce que je n'y suis pas que je ne partage pas évidemment les préoccupations des Français sur cette réforme", a-t-elle insisté, en précisant que ses "électeurs, très opposés à cette réforme" iraient "très certainement, pour beaucoup d'entre eux, manifester". Ce sont "tous les Français, quelque soit leur situation, qui sont aujourd'hui, appelés à manifester".

Interrogé sur l'omniprésence de Jean-Luc Mélenchon sur le front de la mobilisation, Marine Le Pen a estimé que le chef de file de la France insoumise faisait "ce qu'il veut". "Jean-Luc Mélenchon s'est aussi beaucoup agité pendant la crise des gilets jaunes et ce n'est pas pour ça qu'il en tiré le moindre bénéfice", a-t-elle raillé.
 
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