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La direction d'Arc abandonne son projet d'allonger le temps de travail de 32 à 35 heures

A Arc France, 1000 grévistes. Une mobilisation inédite depuis 2010. / © France 3
A Arc France, 1000 grévistes. Une mobilisation inédite depuis 2010. / © France 3

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées vendredi devant le siège administratif du groupe verrier Arc, à Arques (Pas-de-Calais) pour protester contre un projet d'allongement du temps de travail sans contrepartie, avant que la direction ne fasse marche arrière.

Par Emmanuel Magdelaine

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées vendredi devant le siège administratif du groupe verrier Arc, à Arques (Pas-de-Calais) pour protester contre un projet d'allongement du temps de travail sans contrepartie, avant que la direction ne fasse marche arrière.

Face "à un besoin accru de trésorerie", le leader mondial des arts de la table avait annoncé la semaine dernière un plan de réorganisation reposant sur six mesures. L'un des volets, particulièrement décrié par les syndicats, consistait en un allongement du temps de travail pour une partie des salariés, sans hausse de salaire. "L'entreprise prévoyait de supprimer l'une des équipes postées (qui se relayent au cours de la journée, ndlr) et de demander aux salariés d'effectuer jusqu'à 20 postes (jours de travail)  supplémentaires dans l'année, non rémunérés", a expliqué Eugène Chemin, secrétaire national Unsa-verre.

SUD et FO ont appelé à la grève et "plusieurs débrayages ont eu lieu cette semaine", a-t-il précisé. Une intersyndicale réunissant SUD, FO, la CGT, la CFDT, l'UNSA et la CFE-CGC a également appelé "à la mobilisation" et à ce rassemblement. Vendredi matin, "1200 à 1500 personnes ont manifesté" - 1.200 selon la direction - sur le site d'Arques, où travaillent plus de 5000 salariés, et la direction a "finalement décidé de revenir en arrière et d'abandonner ce projet d'allongement du temps de travail", s'est réjoui M. Chemin.
 
La direction d'Arc abandonne son projet d'allongement du temps de travail

 

Menace sur le paiement des salaires


Mais "nous n'avons pas encore gagné la guerre", a réagi Frédéric Specque (CGT), car "il va maintenant falloir revenir autour de la table".

Dans un communiqué publié vendredi, la direction a, elle, "réaffirmé le besoin, à très court terme, de trouver 32 millions d'euros d'amélioration de profitabilité (...) pour atteindre l'autonomie financière". "Il est impératif de trouver des solutions d'ici le 30 janvier. Dans le cas contraire, nous serons dans l'impossibilité de payer les salaires de mars le 11 avril. Nous avons donc convenu avec les organisations syndicales qu'elles s'engageaient à proposer la semaine prochaine des solutions permettant de réduire de 9 millions d'euros la masse salariale sans toucher au temps de travail", a précisé la direction.

Des négociations débuteront lundi, "et pourraient durer toute la semaine", selon l'Unsa et la CGT. Sans accord, l'entreprise risque le retrait de ses  ctionnaires et le "dépôt de bilan", a prévenu Frédéric Specque.

 

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