La police évacue le camp de migrants de Tatinghem

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Écrit par M. F. avec Anaïs Hanquet et AFP
La police est intervenue ce mercredi matin pour évacuer le camp de Tatinghem.
La police est intervenue ce mercredi matin pour évacuer le camp de Tatinghem. © Jean-Marc Vasco / France 3 Nord Pas-de-Calais

Le camp de migrants de Tatinghem est démantelé par la police ce mercredi matin. L'intervention se fait dans le calme puisque les migrants ont quitté les lieux la veille.

La police intervient depuis ce mercredi matin 8h pour démanteler le camp de migrants dit de Tatinghem, où vivaient une quarantaine de migrants essentiellement afghans.

Ce camp est situé à la frontière des communes de Longuenesse et Saint-Martin-lez-Tatinghem, près de Saint-Omer, et non loin de l'autoroute A26 et du péage de Setques.

La police évacue le camp de migrants de Tatinghem ©France 3 Nord Pas-de-Calais

Les personnes présentes dans le camp ont quitté les lieux la veille en apprenant l'évacuation. L'intervention de 45 fonctionnaires de police de Saint-Omer et d'Arras ainsi que des agents de la police aux frontières se fait donc dans le calme.

"C'était un camp tenu par de nombreux passeurs notamment afghans, trois filières de passeurs, deux afghanes et une kurde, ont été démantelées en 2017", selon une source proche du dossier.

Dans un communiqué de presse diffusé mardi, la préfecture du Pas-de-Calais avait indiqué que "conformément aux engagements pris, une proposition de mise à l'abri sera[it] systématiquement proposée préalablement par l'Etat aux migrants qui seraient présents sur le site" du camp.

Les migrants étant partis avant l'arrivée des forces de l'ordre, le bus mis à disposition pour leur proposer une solution d'hébergement n'a pas été utile.

Arrêté municipal d'expulsion

Ce démantèlement fait suite à une décision mardi du tribunal administratif de Lille. 

Le 16 décembre, un arrêté municipal demandait l'expulsion des migrants du camp, notamment pour des raisons de sécurité. Des bénévoles, opposés à l'arrêté, avaient saisi en référé le tribunal qui a rejeté leur demande mardi.

Selon François Guennoc, de l'association l'Auberge des Migrants, "après le démantèlement de Tatinghem, il ne restera plus que Angres comme camp toléré" de migrants dans la région. "Le gouvernement poursuit sa politique de démantèlement", a-t-il ajouté.

De source officielle, on dénombre environ 120 migrants au camp d'Angres, près de Lens.

 

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