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La présidence du Picard André Martin à la tête de la Fédération française de boxe contestée par d'anciens licenciés

L'Isarien André Martin brigue un nouveau mandat à la tête de FFB. Il compte aussi prendre la tête du futur comité régional. Mais d'anciens licenciés contestent la validité de son élection en 2013, estimant qu'il n'avait pas le droit de se présenter en raison d'une ancienne décision de justice.
© France 3 Picardie
André Martin préside la Fédération française de boxe depuis 2013. À 78 ans, il est seule en lice pour un autre mandat. Mais les élections à la FFB qui vont se dérouler demain samedi risque d'être mouvementées, Elles sont sous la menace d'une décision du TGI de Bobigny.

Ce dernier, saisi en référé par des opposants à André Martin qui réclament la nomination d'un administrateur provisoire à la FFB, a en effet mis vendredi son jugement en délibéré au 13 février. Les plaignants pour la plupart d'anciens licenciés suspendus contestent la validité de la première élection d'André  Martin, en 2013, estimant qu'il n'avait pas le droit de se présenter en raison d'une ancienne décision de justice.

M. Martin, 78 ans, a été élu en 2013 alors qu'il était sous le coup d'une interdiction de diriger toute association en raison de la lourde faillite de sa société de rénovation en bâtiments, conclue avec un passif de 1,2 million d'euros.

En mars 1999, il avait en effet été condamné par le Tribunal de Commerce de Compiègne à une "interdiction de gérer, diriger, administrer ou contrôler directement ou
Indirectement toute entreprise commerciale ou artisanale et toute personne morale pour une durée de 15 ans", soit jusqu'en mars 2014, plus d'un an après son élection à la tête de la FFB.

André Martin a un bon bilan la FFB a été auréolée de six médailles lors des Jeux olympiques de Rio. Il ne conteste pas avoir été frappé d'interdiction de gérer une association à l'époque de son élection, mais assure avoir mandaté ses avocats "pour faire appel de cette sanction" lorsqu'elle a été prononcée. Il s'était expliqué sur le site de FFB à ce sujet.

"Concernant l’interdiction prononcée par le Tribunal de Commerce de Compiègne, en 1999, j’avais mandaté mes conseils pour qu’ils fassent appel de cette sanction qui intervenait après que l’entreprise que je gérais ait connu des difficultés de trésorerie. Ce qui, à ma connaissance, avait été fait et il n’aura échappé à personne que cette prétendue interdiction a cessé (près de 16 ans s’étant écoulés). Elu à une très forte majorité au printemps de l’année 2013, l’une de mes priorités fut de restaurer les finances de la Fédération compte tenu des importants déficits qu’elle venait de rencontrer. À ce jour, la situation a été parfaitement assainie grâce à la gestion rigoureuse que nous nous sommes imposés. Sur le plan sportif et plus particulièrement du haut niveau, nous avons œuvré pour que notre élite obtienne au cours de cette mandature des résultats olympiques jamais atteints."

Interrogé par l'AFP, Me Mbayen, avocat des plaignants, a estimé que la FFB allait "tenir samedi les élections à leurs risques et périls", expliquant qu'elles seraient rendues caduques en cas de nomination par le TGI d'un administrateur. Dans le cas contraire, a-t-il poursuivi, ses clients feront appel "et toutes les décisions d'un comité directeur élu seront sujettes à caution et combattue en justice".
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