Le centre-ville d'Amiens tagué dans la nuit, pendant une manifestation anti-loi Travail

Des vitrines de magasins, du Medef et des Républicains, ont été dégradées par quelques manifestants, lundi vers 22h00, dans le cadre d'un défilé spontané d'étudiants anticapitalistes.

Opération nettoyage aux Galeries Lafayette, après la manifestation nocturne dans Amiens.
Opération nettoyage aux Galeries Lafayette, après la manifestation nocturne dans Amiens. © France 3
Une soixantaine de personnes, 80 selon la police, "la plupart étudiantes à la faculté des Arts", ont défilé lundi 9 mai dans le centre-ville d'Amiens, entre 22h00 et 23h00 environ. Une manifestation spontanée, entre la rue  avare ni de revendications (anti-loi Travail, anticapitalisme, anarchisme,...) ni de dégradations.

Visés : banques, commerces, syndicat et parti politique


Des panneaux publicitaires, des distributeurs automatiques de billets, la permanence du parti Les républicains et le siège du Medef, en ont fait les frais. De même pour les façades de deux fast-food et une dizaine de commerces, tels que les Galeries Lafayette par exemple.


Interpellations


Deux manifestants ont été repérés par la police, en action, bombes de peinture à la main. "Stratégiquement, nous avons attendu que le groupe se désagrège pour les récupérer", explique-t-on au commissariat. Les deux garçons, âgés de 18 et 20 ans, ont passé le reste de la nuit assis, en garde à vue.

"Amiens, soulève-toi !"


Alors que ce rassemblement nocturne n'avait pas été autorisé (aucune demande n'avait été émise par un quelconque organisateur), une vingtaine de policiers sont intervenus rapidement. Il n’y a pas eu de confrontation. Elle a simplement accompagné le groupe jusqu’à sa dispersion (à la fac, Rue des Teinturiers), s’intercalant entre la queue du cortège et les voitures, pour éviter un accident. Elle n'a en revanche pas pu mettre fin aux nuisances sonores.
durée de la vidéo: 00 min 59
Ambiance et images du cortège (et de son escorte)

Devant toutes ces boites de conserve sonnantes et ces slogans bien sentis ("Anti-Anti-Anticapitalisme" ; "La police, avec nous" ; "On lâche rien" ; "Amiens, debout, soulève-toi"), un riverain a jeté un seau d’eau par sa fenêtre. Manifestement, il ne désirait pas passer sa nuit debout.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers social économie