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Deux ans de prison avec sursis pour l'homme qui a euthanasié sa femme

© France 3
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Deux ans de prison avec sursis pour Jean Vilac, une peine symbolique et un soulagement pour cet homme de 93 ans. Il avait promis à sa femme de lui donner la mort si son état de santé dégénérait. Un meurtre sur plan légal, une délivrance à ses yeux... 

Par Fanny Bouteiller et Célia Mascré

La Cour a été touchée par les arguments de Jean Vilac, 93 ans. Il avait fait une promesse mutuelle avec sa femme : se donner la mort avant d'être complètement diminués. Et il la tient. En 2015, il donne des médicaments à sa femme avant de tenter de l'étouffer avec un oreiller. Il essaye, aussi, de s'étouffer avec un sac plastique, mais un voisin le surprend et le sauve.

Son geste est considéré comme un meurtre aux yeux de la loi. "Je pense qu'au fil du temps - eu égard au vieillissement de la population - les législateurs vont devoir se pencher sur la question, explique Maître Ghislain Fay, avocat de la défense. Est-ce qu'il est normal de condamner quelqu'un qui a mis fin à la souffrance de son épouse alors qu'il a démontré que pendant 68 ans il n'a fait que lui démontrer des preuves d'amour et d'attention ?", se demande l'avocat. 

Les témoignages qui se succèdent dressent le portrait d'un homme éperdument amoureux. Jean et Yvette Vilac forment un couple fusionnel et exclusif. Jusqu'à juillet 2015, Jean Vilac était un homme exemplaire. Serait-il coupable d'avoir trop aimé ?

Deux ans de prison avec sursis pour l'homme qui a euthanasié sa femme
Fanny Bouteiller, Elise Ramirez, Pierre-Olivier Pappini ; avec Maître Ghislain Fay, avocat de la défense ; Paul Pouilly, voisin et ami de l'accusé


Que dit la loi Leonetti ?

La loi Leonetti proscrit "L’obstination déraisonnable" du corps médical et la "prolongation artificielle de la vie" du patient (articles 1 et 9), également lorsque ce dernier est hors d’état d’exprimer sa volonté.

Le médecin peut prendre le risque d’abréger la vie du patient en lui administrant une dose de soins palliatifs qu’il juge nécessaire à son confort, à condition d’en informer le patient, éventuellement la personne de confiance ou un proche (article 2).

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