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Les étudiants picards doivent travailler pour pouvoir financer leurs études

Une nouvelle année universitaire commence et la Fédération des Associations Étudiantes Picardes publie son rapport sur le coût de la rentrée et de la vie pour les étudiants. Et cette année, la facture est salée pour les étudiants picards, qui sont amenés à travailler en marge de leurs études. 
© FRED DUFOUR / AFP
Les chiffres sont tombés : la vie est de plus en plus chère pour les étudiants picards. Si l'on note une augmentation au niveau national, la Picardie se situe encore au-dessus.

Le logement, principale dépense pour les étudiants

2 208 €. C'est le coût d'une rentrée universitaire moyenne en Picardie. Mais ce ne sont pas les frais spécifiques de rentrée qui coûtent le plus cher aux étudiants picards. Ceux-ci, estimés à 1227,36€, sont en recul (-0,17%). En réalité, ce sont les frais de la vie courante qui augmentent de 2,59% pour atteindre les 981,02 €. Et c'est le logement qui coûte le plus cher aux étudiants. Il représente près de 50% des dépenses mensuelles.


Quelles conséquences ?

Les étudiants sont forcés de s'éloigner du centre-ville pour accéder à des logements moins coûteux. Les étudiants travaillent aussi en marge de leurs études, perdant en énergie et en concentration. Le transport est donc primordial pour permettre aux étudiants picards d'accéder aux campus universitaires dans des conditions raisonnables. Or le prix des transports est lui aussi en augmentation : le ticket de bus est passé, dans la métropole amiénoise de 1,20 à 1,30 euros.

Heureusement, autour d'Amiens, certains dispositifs comme tarif dégressif par le réseau Amétis, forfait mobilité étudiante, le parking gratuit ou encore la location de vélos constituent une aide considérable pour les étudiants.

Mais les jeunes qui étudient dans les établissements publics ne sont pas les plus mal lotis. "La FAEP reste alarmée par le coût vertigineux des formations d'Enseignement Supérieur privées sur le territoire", s'alarme Alexis Her, Président de la fédération étudiante, dans son édito de rentrée. Celui-ci souhaite toutefois rester sur une note optimiste et note des "perspectives encourageantes" nécessitant "un engagement fort et durable des pouvoirs publics".

 

Un échelon supplémentaire pour les boursiers

En 2013, les élus des organisations étudiantes avaient obtenu la mise en place de l’échelon 0 bis, de 100€ par mois. Le Gouvernement a annoncé cette fois, sous l’impulsion des élus étudiants, que cet échelon allait être élargi : désormais, tous les étudiants “échelon 0” bénéficieront de 100€ par mois, alors qu’ils n’étaient pour l’instant qu’exonérés de leurs frais d’inscription et de leur cotisation à la Sécurité Sociale.

Les chiffres de ce rapport ont été calculés par la Fédération grâce à un indicateur qui se fonde sur la base d’un étudiant primo-entrant en cycle Licence et décohabitant.
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