L'association Cardan annonce l'arrêt de ses actions de rue et de proximité à Abbeville

© France 3 Picardie
© France 3 Picardie

Le 23 mai dernier, l'association Cardan recevait un courrier de la politique de la ville annonçant une baisse de subventions de 60% pour l'année 2016. Cette forte réduction ne concernerait que la médiation du livre et les bibliothèques de rues. 

Par Camille Di Crescenzo

Vendredi 1er juillet, l'association Cardan qui lutte contre l'illétrisme depuis plus de 20 ans, a annoncé sur son site internet, l'arrêt des actions de rue et de proximité qu'elle menait à Abbeville. Selon elle, la baisse des subventions ne permet plus de poursuivre sa mission.

C'est lors d'une réunion en conseil d'administration le 28 juin dernier que les membres de l'association Cardan ont dû prendre cette décision difficile. Le 23 mai dernier, Edith Debruyn, la présidente du Cardan, a reçu un courrier officiel du service de la ville, qui annonçait dans leur budget prévisionnel, une baisse des subventions de 60% pour 2016. Cette réduction ne concernerait que la médiation du livre dont les bibliothèques de rue, mais c'est aussi l'action la plus fondamentale du Cardan.


Des subventions réduites comme une peau de chagrin

Or, à ce jour, l'association travaille sans subventions. Elle n'a encore rien touché pour l'exercice 2016. Avec deux salariés à Abbeville, il est impossible pour elle de poursuivre son travail dans de bonnes conditions. Depuis quelques années, les fonds ne sont plus suffisants pour bien fonctionner, alors s'ils sont encore réduits, Edith Debruyn sait qu'il faudra arrêter la médiation du livre. 


La culture dans les cités

Le Cardan existe depuis plus de 20 ans à Amiens. Il fonctionne actuellement sur toute la Somme avec 105 bénévoles et 16 salariés, dont deux à Abbeville.
L'antenne d'Abbeville vient de fêter ses 20 ans. Elle intervient dans les quartiers : Espérance, Soleil levant, Argillières, faubourg des planches et Menchecourt.

Dans ces quartiers défavorisés, la lecture devient un plaisir. L'association y apporte le goût de lire aux habitants et notamment aux enfants.
Elle intervient dans les centres de PMI (Protection Maternelle Infantile) avec parents et enfants. Elle a créé les "câlins d'histoire" pour les tous petits, les parents et les assistantes maternelles. Des rencontres avec des écrivains sont également régulièrement organisées.

Edith Debruyn veut encore garder l'espoir. La décision définitive est entre les mains de la municipalité. Nicolas Dumont devrait lui apporter une réponse claire entre le 4 et le 8 juillet prochain, lors d'une rencontre prévue avec elle et le sous-préfet.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus