Le dernier budget de la région Picardie est voté, et il ne fait pas l'unanimité

Les conseillers régionaux étaient réunis en session plénière, vendredi midi. / © France 3
Les conseillers régionaux étaient réunis en session plénière, vendredi midi. / © France 3

Par 35 voix contre 22, le dernier budget primitif de la région picardie - avant la fusion avec le Nord-Pas-de-Calais - a été voté vendredi 19 décembre. Présenté par la majorité comme favorisant l'emploi et la croissance, il ne satisfait pas la droite et l'extrême-droite.

Par MG et Marie Roussel

Réunie en session plénière, la Région Picardie a voté, ce vendredi 19 décembre, son budget primitif 2015. C'est le dernier budget conçu pour la Picardie, avant la fusion avec le Nord-Pas-de-Calais. Un budget de 1,05 milliards d'euros, à peine moins important qu'en 2014 (1,16 milliards). Il a été adopté par 35 voix contre 22 voix. Le groupe "Envie de Picardie" (la droite) et le groupe FN ont voté contre.

+30 millions pour la croissance et l'emploi


La croissance et l'emploi demeurent une priorité. 344 millions d'euros seront consacrés à des opérations d'investissement dans ces deux secteurs, soit une trentaine de millions de plus que l'année passée. Concrètement, les postes les plus importants au sein de ce budget 2015 sont les transports (250 millions) et la formation (157 millions).

"La grande priorité reste la lutte pour l'emploi, affirme le président (PS) Claude Gewerc, qui vit ses derniers mois de mandat - les élections régionales auront lieu en décembre 2015 -. On est sur la formation, la recherche-développement, sur tout ce qui peut et va créer demain davantage d'emplois qualifiés, moins fragiles, mieux rémunérés. L'élévation du niveau de formation, c'est l'assurance pour les gens d'avoir du travail."

Un budget à côté de la plaque, selon l'opposition


Pour Christophe Coulon, président du groupe "Envie de Picardie", ce budget n'est pas bon car il se focalise trop sur les investissements de demain, et pas assez sur les investissements d'aujourd'hui.

"Ce qui nous a toujours choqués, c'est le manque de budget pour l'économie du maintenant, lance l'élu UMP. La recherche-développement c'est bien, mais on a besoin d'accompagner les entreprises qui ont besoin d'une aide directe, d'un accompagnement financier pour l'investissement matériel, et cela ne trouve pas sa traduction dans les budgets qui nous sont présentés depuis 2010."

Pour Michel Guiniot, président du groupe Front National, ce budget n'a de toute façon pas beaucoup d'importance, car les cartes vont beaucoup bouger dans les mois à venir avec la fusion des régions : "Ce n'est qu'un budget de transition. Aujourd'hui ce n'est qu'une continuité des politiques que nous avons dénoncées pendant tant d'années. Il n'y a pas grand-chose de transcendental dans ce budget."

En attendant les élections...


Il est vrai que, dans tous les esprits, la bataille des régionales prend déjà le pas sur les questions budgétaires. Les discussions et stratégies commencent en vue de la désignation des têtes de liste pour ces élections, lesquelles devraient avoir lieu dans un an.

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