Pour financer les entreprises de la région, le livret d'épargne "troisième révolution industrielle" fait un carton

Lancé il y a un an livret d’épargne « troisième révolution industrielle » a permis de financer 24 entreprises durables dans le Nord Pas-de-Calais. Un succès ouvert à tous les financeurs, petits et gros, qui va être élargi aux Hauts-de-France.

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A Villeneuve d’Ascq, Gérard Bellet, gérant "Jean Bouteille" présente le concept de son entreprise : une machine, avec laquelle on achète de l'huile en vrac dans une bouteille consignée. A chaque bouteille vide rendue, le client récupère un euro. Résultat : moins de déchets.

Pour lancer ce concept, il fallait de l'argent. Pas facile de convaincre les banquiers et pourtant, Gérard Bellet a trouvé : « j’ai dû recevoir un prêt de 40000 € du crédit coopératif. Ce qu’il faut c’est avoir l’argent au bon moment, sans galère administrative,  et un conseiller qui croit en notre projet. »

Intervenants : Gérard Bellet, gérant de l'entreprise "Jean Bouteille"; Sylvie Capon, directrice Crédit Coopératif Lille; Benoît Bourel, Vice-recteur de l'université catholique de Lille

C’est grâce au livret Troisième révolution industrielle d'abord lancé la région Nord Pas-de-Calais et aujourd’hui élargi aux Hauts-de-France que l’entreprise « Jean Bouteille » a pu être financée.

Un livret d'épargne solidaire

Un livret géré par le Crédit coopératif et la Chambre de Commerce et d’Industrie, dont les intérêts sont reversés à des entreprises durables, actrices de la Troisième révolution industrielle. Ce concept a été développé par l’économiste américain Jérémy Rifkin. Partant du principe que le Nord Pas-de-Calais était un acteur majeur des deux premières révolutions industrielles (celle du charbon puis celle du pétrole et de l’électricité) il propose de faire rentrer la région dans une troisième révolution : autour de la transition énergétique et les technologies numériques, de nouvelles manières de vivre et de produire.

« Ca fonctionne comme un livret, explique Sylvie Capon, directrice Crédit Coopératif de Lille, la rémunération se fait par quinzaine le montant minimum est de 10 € et le maximum 100 000 € mais l’argent n’est pas du tout bloqué. Les gens peuvent retirer leur argent à tout moment. »

Soutenir l'économie régionale

Le livret d’épargne Troisième révolution industrielle rapporte 1,5% jusqu'à 1500 euros puis 0,55% jusqu'à 100 000 euros.

En un an, 1300 livrets ont été ouverts. Benoît Bourel a placé 10 000 euros à titre personnel et 100 000 pour l'université catholique de Lille, où il travaille un geste citoyen : « On ne dépose pas de l’argent Troisième révolution industrielle pour le rendement derrière. C’est plutôt pour soutenir l’économie régionale », explique-t-il.

Livraisons de repas dans de la vraie vaisselle, éoliennes individuelles , 24 projets ont été financés.