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Selon le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, il faut “préparer concrètement” le Brexit

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France. / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a appelé jeudi à "préparer concrètement" le Brexit et à construire la "relation future" entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, dans une tribune publiée dans le Figaro jeudi, conjointement avec le quotidien britannique The Telegraph.

Par AFP

"Nous pouvons passer notre temps à déplorer l'incertitude et les nombreux risques liés au Brexit, et disserter à l'infini sur les rendez-vous manqués. Ou alors nous pouvons collectivement, Européens et Britanniques, nous ressaisir et agir", affirme le président de région dans cette tribune. 

"C'est ce que nous faisons depuis de longs mois dans les Hauts-de-France (...) nos ports et le tunnel seront prêts même en cas de non-accord" pour "assurer une fluidité à 100%", assure l'ancien ministre du Travail. Mais "nous sommes dans une relation bilatérale: Douvres aussi doit être prêt, comme le tunnel à Folkestone, et les infrastructures routières britanniques doivent être adaptées". 


"Tout mettre en oeuvre"


"Il faut éviter qu'un Brexit brouillon n'accouche d'un excès de paperasse des deux côtés de la Manche ou de moyens insuffisants sur le terrain", ajoute M. Bertrand. Mais, d'après lui, il faut surtout "tout mettre en oeuvre pour aboutir à un accord".

"Je ne conçois pas qu'il ne puisse y avoir d'accord entre Royaume-Uni et Union Européenne. Nous partageons trop de choses pour nous regarder en chiens de faïence", estime encore l'ancien maire de Saint-Quentin (Aisne). 

"Gouvernement et Parlement britanniques doivent faire un choix définitif. Cette incertitude, cette instabilité permanente ne sont dans l'intérêt de personne", prévient-il. En outre, "l'accord de divorce n'est pas une fin en soi", il n'est "qu'une étape". "Le plus important, c'est de construire la relation future entre Royaume-Uni et Europe (...) Demain, nos voisins britanniques seront peut-être des extra-communautaires, mais ils ne deviendront pas des extra-terrestres".

Et "de par nos valeurs, aspirations et cultures, les défis du monde nous placent naturellement dans un seul et même camp".  
  


 

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