Puy-de-Dôme : incendie volontaire d'un centre qui doit accueillir des migrants

Un futur centre d'accueil et d'orientation (CAO) situé à Loubeyrat (Puy-de-Dôme) a été légèrement endommagé par un incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la préfecture et des pompiers.

Le bâtiment de Loubeyrat (Puy-de-Dôme) qui doit accueillir des migrants de Calais. Photo prise quelques jours avant l'incendie.
Le bâtiment de Loubeyrat (Puy-de-Dôme) qui doit accueillir des migrants de Calais. Photo prise quelques jours avant l'incendie. © France 3 Auvergne
Le feu s'est déclaré aux alentours de minuit au niveau du hall d'entrée de ce bâtiment, qui était alors inoccupé, mais ne s'est pas propagé au-delà grâce à l'intervention des pompiers, indique la préfecture dans un communiqué. Une enquête est ouverte et des enquêteurs de la brigade de recherche ont effectué des prélèvements pour permettre d'identifier les auteurs de la tentative d'incendie, selon France 3 Auvergne.

"L'État condamne fermement cet acte qui, en plus d'être criminel et dangereux, bafoue les valeurs républicaines de la France, où offrir l'asile aux personnes fuyant les guerres et les persécutions est un devoir auquel on ne saurait se soustraire", ajoute la préfecture dans le texte. 

Dans le Puy-de-Dôme, trois centres d'accueil et d'orientation sont mobilisés pour accueillir des migrants venus la "Jungle" de Calais. Après ceux de Clermont-Ferrand et de la commune voisine de Pessat-Villeneuve, le CAO de Loubeyrat devait être mobilisé "dans un second temps" pour les accueillir.

451 CAO

L'évacuation totale de la "Jungle" de Calais a démarré dans le calme et sur un rythme soutenu lundi, avec le départ d'une quinzaine de cars en fin de matinée vers plusieurs des 451 CAO ouverts un peu partout dans le pays. Le démantèlement du plus grand bidonville de France, où vivent 6.000 à 8.000 personnes selon les sources, doit s'étaler sur plusieurs jours.

Par ailleurs, la préfecture de l'Hérault a indiqué qu'elle poursuivait des négociations pour tenter de convaincre une petite commune cévenole d'accueillir aussi des migrants de la "Jungle" de Calais, en proposant de réduire leur nombre pour lever les réticences. La préfecture avait annoncé  avoir entamé samedi des discussions pour "apaiser la situation" à Saint-Bauzille-de-Putois, localité de 1.800 habitants dont le maire a présenté sa démission pour protester contre l'arrivée de 87 migrants de Calais, des jeunes majeurs célibataires sur environ 200 qui doivent être envoyés dans l'Hérault. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, au moins quatre communes vont accueillir des migrants venus de Calais : Morbecque, Louvroil, Arleux et Croisilles. Dans les Hauts-de-France, il y aura en tout 29 CAO. 

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