Dans la Somme, des éleveurs misent sur une race écossaise, le black-angus

Ils sont trois éleveurs de la Somme à vouloir remplacer leur élevage de charolaises par des vaches Angus. / © Stefan Puchner/dpa/picture-alliance/MaxPPP
Ils sont trois éleveurs de la Somme à vouloir remplacer leur élevage de charolaises par des vaches Angus. / © Stefan Puchner/dpa/picture-alliance/MaxPPP

Quelques exploitants du département de la Somme changent peu à peu la race de leur cheptel. De la charolaise, ils passent au black-angus. Une vache plus résistante et moins chère à élever.

Par France 3 Picardie

Dans l'étable de Charles Vangrevelinge à Cayeux-sur-mer, ses deux troupeaux sont séparés. D'un côté, les charolaises, de l'autre, les black-angus, des vaches écossaises plus petites, plus épaisses et surtout plus facile à élever.

Charles reprend l'exploitation de son père. Il ne possède que six vaches angus. Mais il espère rapidement remplacer son cheptel français, moins rentables :

"A l'époque nous n'avions que des charolaises, elles ont besoin d'une ration bien équilibrée avec du maïs et du soja. Les angus valorisent beaucoup mieux l'herbe."

Dans la Somme, des éleveurs misent sur une race écossaise, le black-angus
Intervenants : Charles Vangrevelinge, éleveurs de bovins; Sébastien Porquet, chef cuisinier au restaurant La Table des corderies - France 3 Picardie - Elise Ramirez, Benoît Henrion, Nicolas Duchet

Remplacer le blé par l'herbe


Dans cette exploitation familiale de 300 hectares, située en dessous du niveau de la mer, les parcelles sont humides et peu propices à la culture du blé. 150 hectares sont actuellement réservés aux bovins, le reste aux céréales.

Charles souhaite ainsi étendre ses pâturages pour développer son troupeau d'écossaises, plus chères à l'achat mais plus adaptée à la région.

"C'est une race très ancienne, elle est plus adaptée aux intempéries, elle vit plus dehors que les autres races. Elles valorisent l'herbe en mettant la graisse à l'intérieur du muscle. C'est une viande très persillée", explique Charles Vangrevelinge.

Des chefs intéressés


Dans le restaurant La Table des corderies à Saint-Valery-sur-Somme, on ne sert pas encore d'Angus. Mais le chef cuisinier s'est déjà inscrit sur la liste des futurs clients de Charles. Sa priorité : la traçabilité des produits.

"C'est une aubaine d'avoir cela tout près, avec peut-être une typicité que l'on va pouvoir avoir par rapport à la viande, à l'endroit où elle est élevée avec un herbage plus élevé qu'ailleurs", espère Sébastien Porquet, chef cuisinier au restaurant La Table des corderies.

Comme Charles Vangrevelinge, 3 exploitants de la région ont déjà fait le pari de la reconversion. A la ferme de l'Enviette, il faudra attendre quelques années encore pour commercialiser la viande.

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