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19 interpellations et un CRS blessé après les heurts au lycée Delambre à Amiens

Illustration. / © MAXPPP
Illustration. / © MAXPPP

Une trentaine de jeunes, en partie extérieurs à l’établissement, ont bloqué l’entrée principale du lycée Delambre ce matin dans la continuité du mouvement lycéen initié le 8 décembre. Suite à l'intervention de CRS, 19 mineurs ont été interpellés. Le proviseur compte porter plainte.

Par Célia Mascre

19 jeunes mineurs ont été interpellés par les forces de l'ordre ce matin lors du blocage du lycée Delambre dans le cadre d'une mobilisation qui dure depuis le 8 décembre. Une trentaine d'élèves ont mis le feu à des poubelles, ce qui a nécessité l’intervention des pompiers, sous protection policière.

Une centaine de jeunes auraient ensuite pris à partie les forces de l’ordre en se dispersant dans le quartier autour de l’établissement puis en centre ville. Les policiers ont subi des jets de pierre et de bouteilles en verre.  Un CRS a été légèrement blessé. 

D’autres tentatives de blocage ont été tentées dans les lycées Robert de Luzarches et Michelis mais "n’ont suscité aucune adhésion de la part des lycéens de ces établissements" selon le préfet qui tient à "féliciter les forces de l’ordre dans l’accomplissement de leur mission qui a permis de rétablir l’ordre public sans violences".

On ne cautionne pas de telles violences


À l'origine, un mouvement profs-élèves lancé jeudi dernier pour s'opposer à la fermeture d'une classe de seconde. "Avec 175 élèves de seconde, cela ramène le nombre d'élèves par classe à 35. Or on sait que cette étape est particulièrement difficile pour tout le monde. Pour nous, professeurs, qui avons à coeur de faire réussir tous nos élèves, c'est très compliqué. Avec 35 élèves par classe, on laisse forcément de côté les élèves les plus fragiles", commente Corinne Généreux, professeur d'économie-gestion et représentante SUD Éducation. 

Suite à cette mobilisation, il n'y a "pas eu de réponse satisfaisante de la part du Rectorat", qui se justifie par un manque de professeurs. Pour Mme Généreux, cette situation découle logiquement de la "politique nationale qui consiste à ne pas remplacer les départs en retraite et les autres".

Pour Mme Généreux, les heurts de ce jeudi ne sont pas représentatifs du combat qu'ont pu mener ensemble élèves et professeurs. "On ne cautionne pas de telles violences. D'ailleurs, il s'agit essentiellement d'éléments extérieurs", a commenté l'enseignante. 



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