6e édition du forum de recrutement et de l’alternance à Amiens : "en 20 minutes, plus de 600 personnes étaient à l’intérieur du Zénith"

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Écrit par Julie Cudza

Jeudi 12 mai, le Zénith d’Amiens a ouvert ses portes pour la 6e édition du forum du recrutement et de l’alternance. 115 stands de tous les secteurs d’activités en opération séduction afin d'attirer des candidats potentiels.

CV et lettre de motivation à la main, le Zénith d’Amiens a accueilli de nombreux demandeurs d'emploi pour la 6e édition du forum de recrutement et de l’alternance. De l’hôtellerie à la restauration, en passant par le bâtiment ou bien les forces de l’ordre, ce sont 115 stands qui ne demandent qu’à attirer des candidats. 

"C’est une action qui nous semble obligatoire à l’échelle de notre territoire, les personnes ne demandent qu’à être insérées. On doit être en mesure d’apporter des informations et qui de mieux que les employeurs et les centres de formations pour le faire", indique l’organisateur et directeur de la mission locale Grand Amiénois, Christophe Ramis.

Et si le but est d’insérer le plus grand nombre d’Amiénois, ce sont bien les entreprises qui peinent à recruter depuis la crise sanitaire. "En 20 minutes d’ouverture, on dénombre plus de 600 personnes dans ce Zénith. Il y a clairement une saisonnalité, notamment pour les alternances qui démarrent dès l’été, c’est la meilleure façon pour les entreprises de procéder à des recrutements. Ils ont des besoins importants d’employabilité, on parle de métier en tension sur certaines filières, des postes n’ont pas été pourvus depuis plusieurs mois", s’alarme Christophe Ramis, l’organisateur. 

Les Hauts-de-France, la région qui connaît le plus fort taux de chômage

Avec 8,9 % de la population active sans emploi, au 4e semestre 2021, la région Hauts-de-France enregistre le plus fort taux de chômage parmi toutes les régions métropolitaines. Pour faciliter l’insertion des personnes, ce sont plus d’une vingtaine d’organisations d’insertion qui ont innové leur méthode d’approche pour accompagner au mieux les candidats.

"Notre particularité, c’est qu’on est spécifique au domaine de l’insertion. Le public qu’on accompagne doit répondre à certains critères qui sont vus aussi en parallèle avec le pôle emploi et d’autres partenaires sociaux, en général, ce sont des personnes qui n’ont pas travaillé depuis un bon bout de temps, ou qui bénéficient d’aides sociales comme le RSA et l'ASS", explique Houas Cécilia, responsable du recrutement à l'agence Umondo à Amiens, filiale insertion du groupe Adecco. 

"Les moins de 26 ans, sont prioritaires, on leur propose des missions et on les aide au niveau des démarches. On les suit régulièrement et on fait des bilans avec eux. Le but, c’est de les accompagner à trouver quelque chose de plus stable. Contrairement à Pôle emploi, les personnes inscrites peuvent rester deux ans avec nous", précise-t-elle.

Un job dating à la hauteur ?

Âgé de 39 ans, Gérald Marchand est perdu et hésitant. Après une reconversion professionnelle, il est en BTS comptabilité à la quête d’une alternance. "L’année prochaine, je souhaiterais être en alternance comptabilité et paie, le CNAM (conservatoire national des arts et des métiers) m’a envoyé la brochure, je suis là pour voir ce qui peut me correspondre, il y a le choix", se réjouit-il.

Hakem Murad a 20 ans, il est en première année en GEA (gestion des entreprises et des administrations) à l’IUT d’Amiens. Il entame dès maintenant sa recherche d’alternance pour ces deux prochaines années d'études. "J’ai l’opportunité de trouver une alternance directement sur place alors que les portes à portes dans les entreprises en ville, il est difficile de se repérer, ils disent souvent qu’ils sont pas à la recherche d’alternants. Ici, les entreprises sont à portée de main et les services qu’on cherche également."

Même s’il déplore tout de même un manque de clarté dans les offres proposées. Munis de plusieurs exemplaires de son CV et lettre de motivation dans les ressources humaines, les nombreux stands et pancartes n’indiquent pas toujours le secteur et les compétences ciblées. 

À 12h, les organisateurs dénombrés plus de 1 200 visiteurs, un chiffre plus élevé que l’édition précédente. Ce sont 1 000 postes qui étaient à pourvoir dans tous les secteurs confondus.