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Amiens SC : “perdre n'est pas normal, même contre Paris,” confie Stiven Mendoza

Recruté il y a un an, le Colombien Stiven Mendoza (à droite, ici face au défenseur d'Angers Ismaël Traoré) a ouvert son compteur de buts cette saison le 8 décembre face à Guingamp. / © Dominique Touchart / Max PPP
Recruté il y a un an, le Colombien Stiven Mendoza (à droite, ici face au défenseur d'Angers Ismaël Traoré) a ouvert son compteur de buts cette saison le 8 décembre face à Guingamp. / © Dominique Touchart / Max PPP

Brésil, Inde, États-Unis: à 26 ans, Steven Mendoza, le milieu offensif colombien d'Amiens a déjà connu plusieurs continents et tente de se montrer en Picardie pour s'imposer en Europe. Arrivé il y a un an en Ligue 1, il a trouvé ses marques et rêve d'une sélection en équipe nationale.

Par V.P. avec AFP

Né à Palmira, cité nichée à 1 000 m d'altitude et située à 30 km de Cali, la troisième ville de Colombie, Mendoza est arrivé à l'ASC il y a tout juste un an, en provenance du Corinthians Sao Paulo, qui venait de le prêter à Bahia, autre club de D1 brésilienne."Dans la vie, il faut prendre des risques pour ne pas avoir de regrets. Et moi j'en prends car je sais que je peux réussir. Il faut avoir de l'ambition", explique le milieu de 26 ans, qui est déjà passé par des clubs des États-Unis, de l'Inde et du Brésil.

Cinq prêts en six ans

Car les prêts, "Mendo" - comme l'appellent ses coéquipiers - en a déjà connu cinq dans sa courte carrière. Il a ainsi pu découvrir la MLS au New York City FC et retourner
au Chennaiyin FC, club du championnat indien.

 


C'est dans ce club, entraîné alors par l'Italien Marco Materazzi, qu'il s'est révélé fin 2014 en inscrivant 4 buts en 9 matches, avant de signer au Corinthians. Reprêté en Inde quelques mois plus tard, il flambe en inscrivant 13 buts en 16 rencontres.

"L'important pour progresser, c'est de travailler, mais surtout de jouer. J'ai préféré aller en Inde pour avoir du temps de jeu et j'ai bien fait. Si je devais le refaire encore, je n'hésiterais pas", souligne-t-il.

 

 

L'arrivée à Amiens, un changement brutal

En Picardie, les premières semaines ont été difficiles pour Steven Mendoza, qui est venu à Amiens avec sa femme et ses deux filles. Mais il s'est accroché. "Le changement a été brutal, notamment au niveau du rythme car on jouait plus de matches dans mes précédents clubs. Et la compétition c'est ça qui te permet de progresser et d'emmagasiner de l'expérience plus vite", estime-t-il.

Pourtant, sur son côté gauche, le technique milieu de terrain met souvent au supplice ses adversaires. Il marque même deux buts en 13 matches, dont un capital pour le maintien à Lille (1-0) au printemps 2018.

 


"Il a de la qualité technique, il est capable d'éliminer, de jouer dans des petits espaces. Il fait beaucoup d'efforts défensifs désormais, il a beaucoup progressé là-dessus. Mais il doit être plus précis. Sa marge de progression, c'est l'efficacité, pour marquer ou donner les bonnes passes. S'il améliore cela, il franchira un palier", juge son entraîneur Christophe Pélissier.
 

La sélection colombienne, son objectif

Cette saison, il a été blessé rapidement avant de revenir fort depuis deux mois. Mi-décembre, il a notamment offert une victoire capitale (2-1) à l'ASC sur la pelouse
de Guingamp, un concurrent direct pour le maintien.

"Je suis très reconnaissant qu'Amiens m'ait permis de découvrir l'Europe. J'espère continuer à progresser ici pour pouvoir ensuite jouer dans un club encore meilleur",
avoue le souriant Colombien. Pour le duel face au PSG à la Licorne samedi 12 janvier, Steven Mendoza est confiant et croit à l'exploit: "Guingamp l'a montré mercredi, rien n'est impossible. Perdre n'est pas normal, même contre Paris. Il faudra bien défendre, sans oublier d'attaquer."

 


Le joueur de 26 ans, international dans les catégories jeunes mais qui n'a encore jamais été sélectionné avec les Cafeteros, rêve de jouer pour son pays aux côtés de James Rodriguez et Radamel Falcao.

"C'est mon principal objectif. Je n'en suis pas très loin donc je dois travailler dur pour y parvenir. Ce n'est pas une question de chance. Un jour un professeur m'a dit que ceux qui comptaient sur la chance ne travaillaient pas. Moi je travaille donc j'ai confiance en mes capacités, martèle-t-il. Je vais y arriver".
 

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