À Amiens, une vente solidaire de planches de BD en faveur des réfugiés

Mercredi 18 décembre, une trentaine de planches de BD seront exposées à la librairie Bulle en Stock à Amiens, dans le cadre d'une vente caritative en faveur des réfugiés. 
Les dessins sont proposés à la vente entre 30 et 400 euros
Les dessins sont proposés à la vente entre 30 et 400 euros © Léa Mazé
Le monde de la BD se mobilise pour les réfugiés. A l'initiative de Guy de La Motte, membre du Réseau Solidaire Amiénois, treize auteurs de bande dessinée vont mettre à profit leurs oeuvres pour venir en aide aux migrants. Parmi eux, cinq auteurs d'Amiens : Hardoc, David François, David Périmony, Virgil Antoine ou encore Fraco. Mercredi 18 décembre, la librairie d'Amiens Bulle en Stock accueillera cette "expo-vente", où une trentaine de planches originales seront proposées à la vente, entre 30 et 400 euros. 
 

"Pour la bonne cause"

"Il y a environ dix jours, je discutais avec Guy de La Motte, raconte l'illustrateur dieppois Marc Lizano. Il me parlait des actions qu'il organisait à Noël pour les réfugiés. Ça m'a donné l'idée de lui offrir trois dessins pour qu'il les vende au profit de son association". Investi auprès des réfugiés depuis décembre 2017, Guy de La Motte saute sur l'occasion et tente de monter une véritable expo-vente. "J'ai contacté douze illustrateurs. Ils m'ont tous répondu favorablement et m'ont envoyé leurs planches ou leurs dessins", explique-t-il.
 
Restait pour cet ancien président du festival de la BD d'Amiens à trouver un lieu où exposer et vendre les oeuvres. Il s'est tourné vers la librairie Bulle en stock, spécialisée dans la BD à Amiens. "100% des recettes de la vente ira dans les caisses du Réseau Solidaire Amiénois, explique de son côté le libraire. On ne retire aucun profit de cette opération. On offre un petit espace à l'expo-vente pour la bonne cause".
 

Déjà deux dessins vendus !

"Les fonds récoltés serviront à offrir des cadeaux de Noël aux enfants. Une journée sera organisée le 21 décembre pour fêter Noël avec ces enfants, détaille Guy de La Motte. Aussi ça permettra de financer des trajets à Paris, pour les convocations à l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides, ndlr) ou pour des soins. Ca coûte cher d'être réfugié" dénonce-t-il, lui qui a recueilli deux guinéens de 17 ans sous son toit.   
 
Si la vente ouvre ses portes mercredi matin à 10h30, "deux dessins ont déjà été réservés. L'un à 150, l'autre à 250 euros" exulte l'organisateur de l'opération ! 

 
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