Ce qu'il faut savoir sur la complémentaire santé solidaire présentée à Amiens

La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé Christelle Dubos est venue présenter la complémentaire santé solidiaire à la CPAM d'Amiens jeudi 31 octobre 2019 / © Emilie Montcho / FTV
La secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé Christelle Dubos est venue présenter la complémentaire santé solidiaire à la CPAM d'Amiens jeudi 31 octobre 2019 / © Emilie Montcho / FTV

Le nouveau dispositif de complémentaire santé destiné aux personnes ayant des revenus modestes est présenté ce jeudi à la caisse primaire d'assurance maladie de la Somme par la secrétaire d'Etat Christelle Dubos. Il sera effectif à partir du 1er novembre.

Par Eline Erzilbengoa

La complémentaire santé solidaire remplace désormais la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et s'étend aux personnes éligibles à l'Aide au paiement d'une complémentarité santé (ACS). 

Elle ne change pas pour les personnes concernées par la CMU-C (ressources de moins de 746 euros par mois pour une personne seule). En revanche, pour les personnes éligibles à l'ACS, la nouvelle mesure est présentée comme une "simplification."  

Cette nouvelle offre est donc destinée à faciliter l'accès aux droits aux personnes ayant les revenus les plus modestes. 
 


Une protection renforcée

Avec la complémentaire santé solidaire, les bénéficiaires de l'ACS auront leurs soins pris en charge à 100%. Certains frais de santé comme les lunettes, les prothèses dentaires ou auditives pouvaient être encore élevés dans le cadre du dispositif ACS. Ils sont désormais pris en charge intégralement.

De même, il ne sera plus nécessaire d'effectuer d'avances de frais auprès du médecin ou de l'hôpital.
 


Une participation financière croissante 

Pour les personnes bénéficiaires de la CMU-C , la complémentaire santé solidaire reste gratuite. Les personnes éligibles à l'ACS (ressources de moins de 1 007 euros par mois pour une personne seule) devront participer financièrement selon un barème.

Il en coûtera ainsi aux bénéficiaires : 8 euros par mois jusqu'à 29 ans, 14 euros entre 30 et 49 ans, 21 euros entre 50 et 59 ans, 25 euros entre 60 et 69 ans, et 30 euros à partir de 70 ans (sauf en Alsace-Moselle, où les sommes seront divisées par trois), d'après un arrêté paru en juin au Journal officiel.
 

Les démarches simplifiées

Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, la moitié des personnes éligibles à l'ACS n'y ont pas recours.  "Parmi les 1,65 million de personnes ayant obtenu l’aide en 2018, près d’une personne sur quatre n’a pas utilisé le chèque ACS pour souscrire un contrat de complémentaire santé", indique-t-il.

Ce constat s'explique notamment car les démarches sont trop complexes. Ainsi, la demande de complémentaire santé solidaire peut-être effectuée en ligne ou dans une caisse d'assurance maladie avec un minimum de pièces justificatives à fournir. 
 

Alors que 7,1 millions de personnes bénéficient déjà de la CMU-C et de l'ACS, le ministère des Solidarités et de la Santé estime que le nouveau dispositif pourra toucher plus de 10 millions de personnes.

Les assurés peuvent vérifier leur éligibilité via des simulateurs en ligne : ameli.fr et mesdroitssociaux.gouv.fr.
 

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