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Le PSE de Nutrimaine validé par le préfet de la Somme

© Le préfet de la Somme approuve le deuxième PSE de Nutrimane
© Le préfet de la Somme approuve le deuxième PSE de Nutrimane

Après un premier refus le 28 février dernier, Nutrimaine a dû revoir sa copie à la demande du préfet. L'entreprise a présenté un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi le 5 mars dernier. Ce PSE a été approuvé.    

Par MCP

Mardi 12 mars, la préfecture de la Somme a validé le deuxième Plan de Sauvegarde de l’Emploi proposé par la direction de Nutrimaine, située à Faverolles dans la Somme. Le 28 février, un premier PSE avait été rejeté par la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation du Travail et de l’Emploi (Direccte).

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) regroupe un ensemble de mesures destinées à limiter le nombre des licenciements, notamment par des mesures de reclassement. Au terme de cette nouvelle version, "l'entreprise s'engage dans une démarche de collaboration active (...) pour contribuer à la réindustrialisation et à la relance de l'emploi sur ce secteur fragilisé", a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Ce plan social de l'usine Nutrimaine, dernière productrice des poudres chocolatées Banania et Benco en France, ouvre ainsi la voie à la fermeture de ce site de 40 salariés, annoncée pour la fin du mois de mai. Le 30 novembre dernier, les employés apprenaient que la production de l’usine picarde serait délocalisée à Bergisch Gladbach, en Allemagne, où se trouve le site de production de Krüger, groupe qui contrôle Nutrimaine.  
 


De cette seconde version du PSE, la direction annonce avoir "intégré un ensemble de mesures fortes d’accompagnement des 40 salariés impactés, avec une attention particulière envers les populations plus fragiles, notamment les seniors".


L’effort a été fait pour les seniors mais cela reste dérisoire
 


Selon Franck Bizet, représentant syndicale CGT, les salariés de plus de 57 ans se verraient proposer 18 mois d’indemnités. Ceux âgés de plus de 55 ans auraient droit à "12 mois d’indemnités auxquelles pourront se rajouter six mois supplémentaire si le salarié prouve qu’il a cherché du travail". "La direction a fait un effort mais cela reste insuffisant, ajoute le représentant syndical. L’effort a été fait pour les seniors mais pour moi cela reste dérisoire".

Salarié depuis 32 ans dans l’entreprise, Franck Bizet reconnaît que le moral des employés est au plus bas : "Aujourd’hui, on nous vole notre outil, nos produits et on détruit des vies de familles. Il va falloir tourner la page mais le deuil va être difficile à faire".
 

Un plan de revitalisation, mené avec le soutien des acteurs territoriaux, devrait débuter prochainement. Il permettra peut-être de reclasser certains salariés dans les entreprises des environs. Selon les syndicats, la direction de Nutrimaine a bien proposé aux salariés un reclassement à l’usine de Bergisch Gladbach, en Allemagne. Mais "aucun salarié n’a accepté de tout quitter et de bouleverser sa vie de famille pour déménager en Allemagne", a précisé Franck Bizet.

De son côté, la direction met en avant une baisse structurelle et massive de la consommation du chocolat en poudre en France pour justifier la fermeture de l'usine, dont elle soulignait fin février la vétusté. À ses débuts en 1972, l’usine produisait 20 000 tonnes de poudre chocolatée. Aujourd’hui, elle n’en produit plus que 7700.  

 

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