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À Drucat près d'Abbeville, une association analyse les urines des habitants pour trouver des traces de glyphosate

Les échantillons d'urine des habitants volontaires vont être analysés pour y détecter la présence de glyphosate. / © Marie Sicaud
Les échantillons d'urine des habitants volontaires vont être analysés pour y détecter la présence de glyphosate. / © Marie Sicaud

L'association Novissen a décidé d'analyser les urines des habitants de Drucat, dans la Somme, pour déterminer le taux de glyphosate présent dans leur organisme. 

Par Marie Sicaud avec Romane Idres

L'association Novissen, comprenez "nos villages se soucient de leur environnement", est connue à Drucat pour son combat contre la ferme des Mille vaches. Elle s'attaque désormais au glyphosate, dans le cadre du mouvement national des "pisseurs de glyphosate". 

Ces citoyens inquiets de la présence de l'herbicide dans leur organisme sont de plus en plus nombreux à se faire "dépister", et vont parfois jusqu'à mener des actions en justice. À Drucat, 46 personnes ont participé à l'opération organisée par l'association.
 

Plainte collective


Les urines, prélevées sous le contrôle d'un huissier, seront ensuite envoyées en Allemagne pour être analysées. L'objectif : déposer une plainte collective, comme cela a déjà été fait dans d'autres départements, regroupant tous ceux dont le taux de glyphosate est inquiétant. 

"L'idée, c'est pas seulement de savoir combien on a de glyphosate : on sait qu'on en a tous", explique Catherine Zambon, militante de l'association. "L'idée, c'est de faire une force nationale. Plus c'est grand, plus ce sera intéressant. Si on est 10 à porter plainte, ça n'aura pas beaucoup de poids. Si on est 15 000, ça aura plus de poids."

"Ça me fait peur"


Parmi les habitants qui ont participé à l'opération, on trouve des militants de l'association, mais aussi beaucoup de familles avec des enfants. Cette campagne est aussi l'occasion de s'informer. "On m'a dit que c'était très dangereux, que tout le monde avait du glyphosate, même avec une hygiène de vie tournée vers le bio.", explique l'une des participantes. "C'est indispensable de prévenir que tout le monde peut être touché par les problèmes liés aux pesticides. Ça me fait peur d'un point de vue de santé publique, mais aussi pour la santé des agriculteurs et pour l'environnement.

Le temps que les analyses soient effectuées et les dossiers constitués, la plainte devrait être déposée au mois de septembre au tribunal de grande instance d'Amiens. 
 

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