"Il faut faire quelque chose" : des adolescentes organisent des ramassages de déchets à Glisy

Tous les mois ou presque, des lycéens s'arment de sacs et de gants pour collecter les détritus qui jonchent les abords la zone commerciale de Glisy dans la Somme. Une action qui doit surtout, selon ses jeunes organisateurs, appeler à une prise de conscience.
Sarah, l'une des initiatrices des collectes.
Sarah, l'une des initiatrices des collectes. © France 3 Picardie / J. Arrignon
En une demi-heure à peine, le sac de Luna est presque déjà plein. Tous les mois environ, une quinzaine d’adolescents se réunit autour de la zone commerciale de Glisy, dans la Somme, pour une opération de ramassage de déchets. Une initiative lancée par trois lycéennes via une page Facebook, Suncleanday, après une prise de conscience estivale.
 
« J’étais avec ma meilleure amie en vacances, narre Sarah Olgard. Il y avait plein de déchets sur la plage. A chaque fois, quand on repartait, on en prenait, on les ramenait pour les mettre à la poubelle. On s’est dit :  « Pourquoi ne pas créer un événement où les gens ramasseraient les déchets ? » En même temps, ça permet de passer un bon moment entre amis et faire de nouvelles connaissances. »
 
"Il faut faire quelque chose" : des lycéennes organisent des ramassages de déchets à Glisy

De trois membres au premier ramassage, la brigade s’est étoffée au fil du temps. Armés de gants et de bonne volonté, ils sont 21 ce dimanche à traquer les immondices. «  Ça m'a vraiment choqué, la diversité des déchets qu’on peut ramasser, tempête Elliot Jacquart. Par exemple, des bouteilles d’urine que les routiers jettent parce qu’ils n’ont pas le temps d’aller aux toilettes ou qu’ils n’ont pas envie de s’arrêter. Là, j’ai ramassé du papier toilette usagé, des couches usagées, des préservatifs usagés… Ça peut vraiment être n'importe quoi. »

 
Car au-delà de la tâche, toujours répétée, l’opération est surtout l’occasion d’une prise de conscience. « Notre moyen, c’est de les ramasser nous-même, comme ça les gens le voient, soulignent Luna Balitout. Souvent, ils nous croisent en voiture, ils font un petit pouce en l’air. Il faut faire quelque chose. Ce n’est pas normal que chaque mois on ramasse plusieurs caddies, remplis de 5, 6, 7 sacs chacun. » Autre moyen de communication : leur page Facebook, où une photo de groupe est postée à la fin de chaque collecte.
 
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