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A Thiepval, le “jardin de la paix” symbolisera les cicatrices de la bataille de la Somme

Un dessin préparatoire du "jardin de la paix" anglais de Thiepval, imaginé par James et Helen Basson. / © Arts et Jardins HDF / Scape Design
Un dessin préparatoire du "jardin de la paix" anglais de Thiepval, imaginé par James et Helen Basson. / © Arts et Jardins HDF / Scape Design

A l'approche des commémorations de novembre 1918, quinze "jardins de la paix" prennent forme dans les Hauts-de-France. A Thiepval, dans la Somme, un couple de paysagistes anglais se charge de créer un paysage évocateur des tranchées. 

Par ML, MC et AP

A quelques pas de la stèle où sont inscrits les noms de 72.000 soldats britanniques et sud-africains tombés au front, une tranchée prend peu à peu forme. Un paysage de bataille inversé, qui s’élève entre haies symbolisant les tunnels dans lesquels les troupes ont enduré la guerre de position et monticules comme autant de cratères d’obus. Ce chemin tortueux a été élaboré par James et Helen Basson, deux paysagistes anglais chargés par l’association Arts et Jardins de donner naissance à l'un des « Jardins de la paix » de Thiepval, alors que le centenaire de l’armistice de 1918 approche.
 

Une quinzaine de ces lieux de mémoire est en cours de création dans l’ensemble de la région Hauts-de-France, traversée par de nombreux combats. Lors de la bataille de la Somme, l’une des plus meurtrières, le Royaume-Uni a perdu à lui seul 420.000 hommes. "Pour moi c'était vraiment le sens de l'endroit, d'avoir ce sentiment, de pouvoir être dans un paysage où on voit bien et on sent qu'il y a une histoire qui est passée, rappelle Helen Basson. Je suis hyper fière de contribuer. J’espère que les générations qui viennent comprendront ce que nos ancêtres ont vécu pour nous."
 

Une sensibilisation qui commence dès la conception du lieu. Pour le mettre en forme, les paysagistes comptent sur le travail d’élèves de la Maison Familiale Rurale (MFR), conscients de la portée symbolique de leur travail. « Je suis fier parce que mon grand-père y a participé, témoigne l’un d’eux. On en parle dans ma famille. Mon père m’en parle, ça a l’air assez lourd, assez important. »
 

Un peu plus loin, un long banc d'accoya et de chêne imaginé par des artistes gallois a pris place. Au total, quinze « Jardins de la paix » verront le jour dans les Hauts-de-France d’ici novembre, imaginés par des artistes issu des pays qui ont pris part aux combats dans la région.
 
A Thiepval, le "jardin de la paix" symbolisera les cicatrices de la bataille de la Somme
A l'approche des commémorations de novembre 1918, quinze "jardins de la paix" prennent forme dans les Hauts-de-France. A Thiepval, dans la Somme, un couple de paysagistes anglais se charge de créer un paysage évocateur des tranchées.  Reportage de M.-C. Perrier, A. Perreaut, J. Arrignon, C. Delangle. Avec James et Helen Basson, paysagistes.


 

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