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Le triste record de violences faites aux femmes dans la Somme

Sur la période du 1er janvier 2017 au 30 novembre 2017, 2443 interventions des forces de l'ordre (police et gendarmerie confondues) ont été enregistrées pour des violences envers les femmes. / © ALAIN JULIEN / AFP
Sur la période du 1er janvier 2017 au 30 novembre 2017, 2443 interventions des forces de l'ordre (police et gendarmerie confondues) ont été enregistrées pour des violences envers les femmes. / © ALAIN JULIEN / AFP

La Somme figure parmi les pires départements en terme de violences faites aux femmes. Les chiffres révélés par la préfecture mardi sont alarmants.

Par Célia Mascre

Depuis le 1er janvier 2017, police et gendarmerie sont intervenus 2443 fois pour des faits de violences sur des femmes. "Nous sommes face à un problème ici dans la Somme qui est absolument massif" , commente le préfet Philippe De Mester. Ces interventions se sont traduites par un  nombre important de procédures. 800 plaintes ont été enregistrées, ainsi que deux tentatives d'homicide et deux homicides.

Un phénomène plus important dans la Somme qu'ailleurs en France. "Il est très souvent lié à de l'alcoolisation ou de la drogue", analyse le préfet.


Une convention pour l'hébergement d'urgence 


La préfecture vient de signer une convention pour améliorer la prise en charge des femmes victimes de violences avec une dizaine d'associations et de structures d'accueil. "L'objectif de cette convention est de faire en sorte que l'on sache à tout moment vers où l'on peut diriger les femmes victimes de violences", commente le préfet.

Selon les termes de cette convention, les SIAO (Services Intégrés d'Accueil et d'Orientation) s'engagent à "recenser, répertorier les caractéristiques de l'offre d'hébergement et d'accès au logement gérés par les associations et organismes à même d'offrirr une réponse adaptée aux besoins" et à "traiter dans les meilleurs délais les demandes d'orientation reçues par les prescripteurs et à les enir informés des suites données".

Une unité spéciale de gendarmerie va par ailleurs être créee pour répondre à ces problématiques. "Le colonel qui commande la gendarmerie a proposé au procureur de constituer une unité spécialisée qui sera je crois constituée de 4 gendarmes. Cela nécessité à la fois une compétence et une connaissance particulière car ce sont toujours des sujets assez délicats", comment le préfet.

L'effet #BalanceTonPorc

Le phénomène "balance ton porc" a libéré la parole sur les réseaux sociaux mais aussi dans la vie réelle. Depuis octobre, dans la Somme, le nombre de plainte a augmenté de 20%.
 
De la même manière, le 3919, numéro d'écoute destiné aux femmes victimes de violences, a enregistré une forte hausse de ses appels dans la foulée de l'affaire Weinstein. Il y a eu "5.717 appels en octobre contre 4.510 en septembre", informe la directrice générale de l'association, Françoise Brié. Mais n'a pas pu tous les traiter "faute de moyens", selon l'association qui le gère.


Le 3919, destiné initialement aux violences conjugales, a été élargi en 2014 à toutes les formes de violences contre les femmes (harcèlement sexuel au travail, mariages forcés, mutilations sexuelles...). Anonyme et gratuit, il est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).

Cette plateforme téléphonique, "Violences femmes info", apporte écoute, information et orientation vers une structure de proximité. Les appels peuvent être traités directement par la FNSF ou orientés vers des associations partenaires (CFCV/Viols femmes info, Voix de femmes/mariages forcés, Planning Familial ...). 

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