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L'Union européenne soutient la Belgique dans sa “guerre des frites” face à la Colombie

Image d'illustration. / © BELPRESS/MAXPPP
Image d'illustration. / © BELPRESS/MAXPPP

La Colombie compte mettre en place des mesures pour freiner les importations de frites belges et européennes. Mais l'UE riposte et veut aller devant l'OMC.

Par France 3 avec AFP

La Belgique a obtenu le soutien de l'Union européenne dans sa bataille commerciale face à la Colombie. Le pays sud-américain veut instaurer des mesures antidumping contre les frites congelées du royaume et celles en provenance d'Allemagne et des Pays-Bas.

En clair, la Colombie veut faire appliquer des taxes douanières sur les importations de frites européennes. Mais l'Union européenne ne compte pas se laisser faire.

"L'Europe défendra les frites européennes, a affirmé la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l'issue d'une réunion avec les ministres de l'UE. Nous préparons les analyses légales pour éventuellement aller devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avec ce dossier".
 

"Nous avons un vrai problème avec la Colombie en matière d'antidumping et un vrai problème avec les frites", avait expliqué avant la réunion le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

"Il va de soi que nous devons obtenir le soutien de la Commission" pour entamer des consultations devant l'OMC, avait-il ajouté, jugeant que les mesures colombiennes n'étaient pas "nécessaires".
 

Bogota a annoncé le 1er novembre son intention d'imposer des droits antidumping contre les frites congelées produites par des entreprises belges, allemandes et néerlandaises. "Il s'agit d'une décision historique", s'est félicité le ministre colombien de l'Agriculture, Andrés Valencia Pinzón.

 

Danger pour les PME belges


"Nous avons eu des contacts (...) avec les autorités colombiennes pour les prévenir que l'investigation qu'ils ont faite n'est vraiment pas très solide et que nous sommes contre", a insisté la commissaire européenne au Commerce.

Selon le ministre belge des Affaires étrangères, la décision de la Colombie affecte particulièrement les PME belges. "Nous avons essayé d'organiser des contacts bilatéraux mais jusqu'à présent sans effets réels", a regretté le chef de la diplomatie belge.
 

D'après Romain Cools, de l'association belge des professionnels de la patate Belgapom, la Colombie serait le troisième pays à avoir mis en place de telles mesures antidumping contre la Belgique après l'Afrique du Sud puis le Brésil.

"Si ça continue, ça pourrait affecter notre industrie à long terme et avoir des conséquences très graves", a-t-il indiqué, soulignant que l'industrie belge de transformation de la pomme de terre était le deuxième acheteur des patates produites en France.

Selon lui, la Belgique a produit l'an passé 4,6 millions de tonnes de pommes de terre transformées, dont 90% ont été destinées à l'exportation. L'impact de la décision colombienne porte cependant sur une part de marché limitée.

 

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