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VIDÉO. Oye-Plage : plus de 120 maisons se fissurent, les habitants pointent du doigt une carrière de sable

© France 3
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La cause de ces dégradations n'a pas encore été confirmée.

Par Q.V avec Marie-Noëlle Grimaldi

Des dalles branlantes ou en pièces, des murs lézardés, des fenêtres condamnées des failles dans les murs... "On sent bien ici qu'on passe les doigts et on sent l'air" montre Renée Cornet, qui voit depuis 2005 sa maison centenaire devenir plus en plus mal en point. Et ce n'est pas la seule.
 
La commune côtière de 5200 habitants, à mi-chemin entre Calais et Gravelines, compte 124 maisons fissurées sur un même secteur (trois kilomètres à la ronde) selon un recensement municipal datant de novembre dernier.

 

Sable pissard

Quant à savoir d'où vient ce phénomène... Le collectif d'habitants qui s'est organisé pense qu'il provient de l'activité d'une carrière de sable. Car la commune de Oye-Plage est bâtie sur du sable pissard, un matériau particulier.

"On a aucune preuve de rien" concède Jean-Paul Josson, pour qui c'est "aux géologues de nous prouver que la sablière est ou non responsable de ce qui se passe". Et de demander : "Si elle ne l'est pas, qu'est-ce qui se passe à Oye-Plage pour qu'il y ait de telles incidences sur l'immobilier ?"
 
Oye-Plage : plus de 120 maisons se fissurent, les habitants pointent du doigt une carrière de sable
Intervenants : Renée Cornet, Propriétaire d'une maison fissurée ; Jean-Marie Butez, A l'initiative d'un collectif d'habitants ; André Monard, Habitant d'Oye-Plage ; Jean-Paul Josson, A l'initiative d'un collectif d'habitants ; Alain Trentesaux, Professeur en Sciences de la Terre à l'Université de Lille - France 3 Nord-Pas-de-Calais - Reportage de Marie-Noëlle Grimaldi et Sergio Rosenstrauch. Montage d'Antonio Da Fonseca.
 

"La distance est beaucoup trop grande"

Nous avons justement rencontré un géologue, Alain Trentesaux, professeur à l'Université de Lille, qui doute de cette hypothèse : "Pour que cette carrière, à trois kilomètres, puisse avoir des effets sur des habitations, la distance est beaucoup trop grande" estime-t-il. "On peut envisager que la portance du sol puisse être modifiée en fonction de la hauteur de la nappe. Cette nappe, elle est amenée à bouger vers le haut ou vers le bas, en fonction des précipitations essentiellement et puis éventuellement des apports de la mer."

Après quarante ans d'activité, la sablière ansérienne devrait en tout cas fermer l'an prochain. Trois demandes de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle ont été faites, sans succès.
 

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