• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

La ville de Bruxelles taxe les établissements... qui font danser leurs clients

Le Bonnefooi, bar bruxellois, doit s'acquitter d'une taxe de 40 centimes par danseur. / © Page Facebook du Bonnefooi
Le Bonnefooi, bar bruxellois, doit s'acquitter d'une taxe de 40 centimes par danseur. / © Page Facebook du Bonnefooi

Le gérant du Bonnefooi, un bar du centre-ville de Bruxelles (Belgique), a reçu la visite, la semaine dernière, d'un inspecteur de la ville de Bruxelles qui lui a réclamé 40 centimes d'euro par personne en train de danser... conformément à un arrêté communal de 2014.

Par YF


La semaine dernière, Nicolas Boochie, responsable du Bonnefooi, un bar musical du centre-ville de Bruxelles, situé rue des Pierres, à quelques encablures de la Grand'Place, reçoit la visite d'un inspecteur de la ville de Bruxelles qui lui réclame... le versement d'une taxe sur les "parties de danse". "L'inspecteur a expliqué que la taxe était basée sur le nombre de gens qui dansent", a-t-il raconté à Bruzz, un site en langue flamande. "Elle est de 40 cents par personne et par nuit. Au début, je pensais que c'était une blague, mais c'est apparemment vrai".

Effectivement, ce n'est ni une blague, ni une caméra caché de François Damiens, même si ça y ressemble. La ville de Bruxelles a bien instauré en décembre 2014 une taxe sur les "parties de danse", comme le montre l'arrêté publié par le journal Le Soir. "La taxe a pour base le nombre de personnes assistant ou participant aux parties de danse habituelles", indique le document. "La taxe est due par l’exploitant des locaux où sont organisées les parties de danse (...). Le taux est fixé à 0,40 EUR par personne assistant ou participant à la partie de danse".

2000 euros par an pour un établissement

"La ville est venue plusieurs fois incognito pour compter le nombre de danseurs", explique le responsable du responsable du Bonnefooi. "Ils se sont basés sur une moyenne de 50 personnes un soir de week-end. Ça signifie 20 euros par nuit, donc 160 euros par mois. Sur une année, nous devons donc payer près de 2000 euros pour cette taxe. Personnellement, je préférerais donner cet argent aux artistes qui viennent jouer chez nous."

"Les parties de danse habituelles génèrent des dépenses supplémentaires pour la Ville notamment en matière de sécurité, de tranquillité publique et d’ordre public", avaient justifié les élus bruxellois dans cet arrêté de 2014. "La Ville assume de faire respecter son règlement", a déclaré au Soir Philippe Close, échevin (maire-adjoint) et député bruxellois PS. Selon lui, d'autres communes belges - Huy, Seraing, Aubange, Verviers, Saint-Josse ou encore Saint-Gilles - auraient déjà mis en place la mêm taxe. Les patrons du Bonnefooi, eux, ont réagi avec humour en placardant une affiche "Danse interdite" à l'entrée de l'établissement.

Sur le même sujet

"On a besoin d'un coup de main de l'Etat"

Les + Lus