Petroplus : "l'Etat ne peut pas être le repreneur" selon François Hollande

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Écrit par Marie du Mesnil-Adelée / AFP

Ce samedi à Val-de-Reuil (27), François Hollande a rencontré en mairie l'intersyndicale de Petroplus. Il a assuré que l'Etat s'efforçait de trouver un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne.

François Hollande a promis le concours de l'Etat pour choisir "un repreneur industriel sérieux" parmi les trois dossiers en lice. "Tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité, a déclaré le président en sortant d'une réunion de trois quarts d'heure à la mairie du Val-de-Reuil (27) avec une délégation de l'intersyndicale qui avait souhaité le rencontrer.

"L'Etat fera son devoir", a ajouté le président de la République, "il accompagnera, mais il nous faut avoir un repreneur industriel sérieux, les salariés sont conscients de l'enjeu, ils savent combien c'est difficile".

"Shell "doit prendre sa part" de responsabilité dans la reprise et la dépollution du site de Petroplus", a-t-il ajouté.

Le reportage de Béatrice Rabelle, Didier Meunier et Marie-Céline Varin :

François Hollande rencontre les Petroplus

"Nous avons le devoir de tout faire pour chercher un repreneur dans les meilleures conditions", avait déjà déclaré le chef de l'Etat à la presse en arrivant à la mairie.

A l'extérieur, il était attendu par une cinquantaine de salariés brandissant des banderoles "Non à la mort du raffinage" et arborant des tee-shirts "On ne lâche rien".

Pas de promesses

"L'Etat est à leurs côtés", a poursuivi le président, "même si je ne peux rien leur faire comme promesse définitive, ça dépendra beaucoup de l'existence et de la force du repreneur".

"Ca fait plus d'un an qu'on se bat pour nos emplois, pas pour avoir de meilleures conditions de licenciement. On ne va pas mourir en silence", a déclaré de son côté Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale, s'adressant aux journalistes. Il demande "une prolongation de trois mois" de la date de dépôt des offres fixée au 5 février, "pour bien étudier les solutions de reprises".

François Hollande a, lui, souhaité qu'à cette date du 5 février "on ait une solution".

Le diaporama de la rencontre entre François Hollande et l'intersyndicale :


Lors de sa première visite sur le site de Petit-Couronne, il y a un an jour pour jour, François Hollande avait appelé l'Etat à prendre ses responsabilités en se mettant en quête d'un repreneur si Petroplus devait s'avérer défaillant. "Où est l'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République?" avait-il notamment déclaré.