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Petroplus : le Conseil général va voter une enveloppe d'aide de 1,5 millions d'euros

Le conseil général de Seine-Maritime va voter une enveloppe de 1,5 millions d'euros "pour accompagner socialement les salariés de Petroplus et les entreprises sous-traitantes qui pourraient être confrontés à des difficultés économiques". Les mots sont de Didier Marie, président du département.
© Stéphane L'Hôte - France 3 Haute-Normandie
Ce budget exceptionnel sera voté à l'assemblée plénière de mardi. Didier Marie, le président du Conseil général précise : "Il ne s'agit pas d'abonder le plan social mais d'aider ceux qui pourraient éprouver des difficultés pour payer leur loyer, des factures d'énergie ou les frais de rentrée scolaire".

Pour rappel, le tribunal de commerce de Rouen a prononcé le 16 avril dernier la liquidation judiciaire de la raffinerie qui employait 470 salariés.

Murzuk Oil n'abandonne pas son projet de reprise


Hier, vendredi 22 juin 2013, le PDG fondateur de Murzuk Oil, Mabrouck Elie Getty est venu à Petit-Couronne, à la rencontre des salariés réunis en assemblée générale. Devant les grilles de la raffinerie aujourd'hui arrêtée, il a assuré "pouvoir sauver l'usine" et l'ensemble de ses salariés. "Notre offre de reprise est prête", a-t-il insisté. Mais le tribunal de commerce de Rouen a déjà repoussé une offre venant de ce même groupe en avril.

L’entrepreneur libyen regrette le silence du gouvernement français. "Arnaud Montebourg nous a dit en mars, il faut trois choses : un projet industriel, des garanties financières et une fourniture du brut. On a les trois. Je suis choqué. En ne répondant pas à nos demandes de rendez-vous le gouvernement français nous joue le pompier pyromane", a-t-il déploré. "Pour une question d’honneur et de conviction on va aller jusqu’au bout à Petit-Couronne. Ne relevant pas de la stratégie financière d’un grand groupe pour nous la raffinerie est rentable", a-t-il conclu.

Au nom de l’Intersyndicale, Yvon Scornet continue de "demander la reprise de l’activité raffinerie sur le site. Soit l’un des repreneurs est valable, soit il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et nationalise le site".

Les pouvoirs publics travaillent à une reconversion


Du côté des pouvoirs publics, la mission pour la reconversion continue son travail. La région Haute-Normandie, le département de Seine-Maritime et la CREA doivent se prononcer en début de semaine prochaine sur le financement de l’étude visant à la revitalisation du site industriel.

Les élus communistes ont fait savoir qu’ils exigeront que l’option d’une activité de raffinage ne soit pas écartée.
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