Cigarette électronique : "Clopinette", née à Caen, ouvre un magasin par semaine

La cigarette électronique, que le Parlement européen a renoncé à considérer comme un médicament, représente en France un marché évalué entre 100 et 200 millions d'euros, qui connait une croissance fulgurante. Les Caennais de "Clopinette" sont les leaders du secteur.

© AFP , Franck Fife
"Nous avons ouvert le premier magasin à Caen en mai 2011 et aujourd'hui nous totalisons 60 magasins en franchise en France, avec une ouverture par semaine", a expliqué Eric de Goussencourt, co-fondateur de Clopinette, leader sur le marché de la cigarette électronique.

La marque pense totaliser entre 80 et 100 magasins d'ici la fin de l'année.
Pour le seul mois d'août, cette marque "a vendu pour 3 millions d'euros de cigarettes électroniques et d'accessoires", a précisé M. de Goussencourt.
Selon lui,  la marque fait face a "une dizaine de demandes d'ouverture de magasins par jour". "Mais si nous allons trop vite, nous risquons d'être faibles économiquement. Nous y allons donc progressivement", assure le co-gérant de Clopinette.

Toutes enseignes confondues,  déjà 141 boutiques en France

Dans un rapport de mai 2013, un groupe d'experts réunis par l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), avec le soutien de la Direction générale de la santé, estime lui que "le marché de la e-cigarette représenterait en 2012 environ 40 millions d'euros".
Il n'existe pas de chiffres officiels pour l'année 2013, rappelle ce rapport, mais ceux-ci "pourraient atteindre 100 millions d'euros si la croissance continue à ce rythme logarithmique".

En avril 2013, "on dénombre 141 boutiques en France et, selon les estimations de certains connaisseurs, il y en aura probablement 300 à la fin de l'année", poursuivent les experts de l'OFT.
Pas de chiffres officiels non plus sur le nombre de vapoteurs. L'OFT parle d'un million d'utilisateurs de cigarettes électroniques.

Des vapoteurs manifestent devant le parlement européen à Bruxelles le 7 octobre 2013
Des vapoteurs manifestent devant le parlement européen à Bruxelles le 7 octobre 2013 © AFP Frédérick Florin
Des substituts au tabac, mais pas des médicaments pour Bruxelles

Ce mardi, le Parlement européen a adopté une nouvelle législation anti-tabac, qui prévoit notamment l'aggrandissement des messages et des images d'avertissement, relégant la marque en bas du paquet, tout en refusant que les cigarettes électroniques soient considérées comme un médicament.
Ces produits sont utilisés comme des substituts au tabac, et expliquent au moins pour partie, selon l'OFT et l'association indépendante d'usagers de la cigarette électronique Aiduce, la baisse des ventes de tabac en France, depuis près de deux ans.
22,6% des fumeurs (3 millions) l'ont essayée (d'après des données de l'Eurobaromètre 2012).

Sur l'ensemble de l'année 2012, le marché du tabac avait baissé de 4,9% en volume, mais progressé de 0,6% en valeur du fait des hausses de prix intervenues à l'automne chaque année depuis 2009 et le marché du tabac confirmé sa baisse et enregistré un recul en valeur de 2,70% à 7,574 milliards d'euros sur un an au premier semestre 2013.
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