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Caen : après le braquage du Balto, le buraliste demande une vidéosurveillance

Le balto sur le porte de Caen / © France 3 Basse-Normandie
Le balto sur le porte de Caen / © France 3 Basse-Normandie

Trois individus ont pris en otage une employée de ce bureau de tabac situé sur le port de Caen dans la nuit de vendredi à samedi. Ils l'ont obligée à leur remettre la recette.

Par Pierre-Marie Puaud

En treize ans de métier, le patron de cet établissement a déjà connu des agressions, des cambriolages, des casses à la voiture-bélier, mais il n'avait jamais été confronté à une séquestration comme celle qu'a subie une de ses employées. Cette femme âgée de 48 ans regagnait sont domicile après avoir tiré le rideau de fer dans la nuit de vendredi à samedi : le Balto est l'un des deux bureaux de tabac de Caen ouvert sept jours sur sept jusqu'à 1 heure du matin.

En arrivant chez elle, trois individus cagoulés l'ont précipitée dans une voiture de couleur sombre. "Ils l'ont un peu violentée, raconte Pascal Maître, le patron du Balto. Puis ils sont revenus sur Caen après une longue "balade" en voiture pour revenir vers l'établissement". Les malfaiteurs ont contraint l'employée à neutraliser l'alarme et les systèmes de sécurité : ils l'ont obligée à ouvrir le coffre pour se faire remettre la recette avant de prendre la fuite.

Le patron du Balto témoigne :
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Le patron du Balto témoigne
Pascal Maître témoigne après l'agression dont a été victime une de ses employée à Caen dans la nuit de vendredi à samedi


"Ils ne sont restés que quelques minutes sur place, poursuit Pascal Maître. La police est intervenue très rapidement. Ils sont repartis juste à temps..." Aujourd'hui, le buraliste juge nécessaire de mettre en place un système de surveillance afin de prévenir ce genre de braquage. A commencer par une surveillance des magasins sensibles, or, "on n'a pas le droit de mettre des caméras à l'extérieur de nos commerces". Pascal Maître plaide pour l'installation d'une videosurveillance dans les rues stratégiques" de la ville "On avait déjà demandé ça quand des jeunes se sont noyés dans le port".

Très "choquée", son employée s'est vu prescrire un arrêt de travail de sept jours. Une cellule d'assistance psychologique doit être mise en place. Les malfaiteurs sont en fuite, sont doute en possession d'un gros butin. "Préjudice X, je n'en parlerai pas" précise le patron du Balto.

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