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Explosion au 18e RT: la peine du propriétaire de la roquette réduite en appel

L'explosion d'une roquette le 4 octobre 2007 avait fait 4 blessés. Le propriétaire de l'engin explosif avait été condamné à trois ans de prison avec sursis en décembre. La cour d'appel a réduit sa peine à huit mois.
Le militaire propriétaire de la roquette de Bretteville-sur-Odon, à son procès à Caen, 17 décembre 2013
Le militaire propriétaire de la roquette de Bretteville-sur-Odon, à son procès à Caen, 17 décembre 2013 © France 3 Basse-Normandie
L'engin de mort était un "simple" élément de décoration d'un bureau dans l'enceinte du 18e régiment de transmissions à Bretteville-sur-Odon. Le 4 octobre 2007, en fin de journée, un sous-officier heurte une table bancale dans le bureau. La roquette anti-char chute au sol. Ce n'est pas la première fois. Mais ce 4 octobre 2007, la charge explosive se déclenche. quatre personnes sont grièvement blessées dans l'accident, quatre hommes âgés de 27 à 35 ans. Le sous-officier qui a heurté la table reçoit près de 70 éclats dans le corps au moment de l'explosion.

L'instruction judiciaire avait duré six ans avant que ne se tienne enfin un procès tant attendu par les victimes et leurs familles. Le 18 décembre, le militaire qui avait amené dans son bureau du 18ème Régiment de transmission une roquette anti-char a été condamné à 3 ans de prison avec sursis pour "blessures involontaires". L'homme, qui durant le procès, avait expliqué à la barre à quel point il était désolé et qu'il endossait toute la responsabilité de cet accident, avait décidé de faire appel de ce jugement. La cour d'appel de Caen a finalement réduit sa peine à huit mois de prison avec sursis et décidé que celle-ci ne serait pas inscrite à son casier judiciaire.
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