Une centaine d'agents hospitaliers de l'EPSM de Caen ont manifesté ce jeudi après-midi devant l'entrée du village des Jeux. En conflit depuis plusieurs mois avec leur direction, ils protestent contre le plan d'économie qu'elle souhaite mettre en place.
La détermination du personnel de l'EPSM (Établissement public de santé mentale) de Caen (le Bon-Sauveur) semble ne pas s'être émoussée avec l'été. Une nouvelle action a été menée ce jeudi à l'initiative des syndicats CGT et Sud. Depuis plusieurs mois, les agents de l'établissement sont en conflit avec leur direction. Dans leur viseur: un plan de réorganisation des soins et des services qui conduirait selon eux à la suppression de 5 RTT par salariés et la non-reconduction d'une cinquantaine de postes sur le long terme.
Manifestations, grèves, blocages de l'établissement, les actions de protestation se sont multipliées depuis près d'un an. La décision du tribunal administratif de Caen, le 30 avril dernier, aurait pu porter un coup d'arrêt à cette mobilisation: le tribunal avait donné gain de cause à la direction en en interdisant à toute personne (morale ou physique) d'organiser ou de provoquer le blocage des locaux, d'empêcher l'accès à l'établissement et aux réunions des instances consultatives.
Ce jeudi, les agents du Bon-Sauveur ont décidé de "s'inviter" aux Jeux équestres mondiaux en jouant en quelque sorte les trouble-fêtes. Une centaine de personnes, selon les organisateurs, se sont réunies devant l'entrée du village des jeux. Un cinquantaine de manifestants, entièrement vêtus de blanc, se sont couchés sur la route pour symboliser les emplois menacés au sein de leur établissement. Cette action, qualifiée de "Die-in" par ses organisateurs, s'est déroulée entre 15 h 45 et 16 heures.