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Jeannette : les ex-salariés s'inquiètent d'une deuxième offre de reprise

Les ex-salariés de la biscuiterie Jeannette de Caen se sont rassemblés ce vendredi matin à Caen pour manifester leur inquiétude face à une éventuelle offre de reprise qui ne permettrait pas de relancer l'activité. 
© France 3 Basse-Normandie
Tandis qu'un premier repreneur potentiel, Georges Viana, est en train de lever des fonds sur internet pour relancer l'activité de la biscuiterie Jeannette, une autre offre de reprise aurait été formulée, selon les syndicats. Une offre qui ne préserverait pas les emplois. 
Les anciens salariés, qui ont bon espoir de voir l'offre de Georges Viana se concrétiser, ont symboliquement organisé un rassemblement ce vendredi matin à Caen. 

Les ex-salariés, licenciés depuis le début de l'année, craignent que le tribunal de comerce accepte à terme l'offre d'un repreneur pour le seul outil de production - pétrin, moules, four, plateaux de refroidissement notamment-  qu'ils considèrent comme "leur propriété", après 30 voire 35 années passées pour certains dans l'entreprise.
Ils se sont déjà opposés à la vente des machines, le 21 février dernier, et, depuis, occupent l'usine 24 heures sur 24 pour éviter leur saisie.
ITW Franck Mérouze, CGT Jeannette


Espoir et financement participatif

La biscuiterie Jeannette, qui a employé jusqu'à 400 personnes dans les années 70, est en liquidation judiciaire depuis fin 2013. Les salariés occupent l'usine depuis février 2014, pour éviter les coupures de gaz et le déménagement des machines. 
En août, le tribunal de commerce de Caen a rejeté toutes les offres de reprise de la biscuiterie Jeannette, y compris celle de George Viana.
Le tribunal a "constaté qu'aucune offre de reprise de l'entreprise ne remplissait les critères légaux". 
Quatre repreneurs de la biscuiterie avaient déposé des offres, dont trois ne concernaient soit que les machines, soit l'outil de production avec la marque et les recettes de la biscuiterie. 
Un entrepreneur franco-portugais, Georges Viana, avait envisagé une quatrième offre, la seule avec poursuite de l'activité, à Pont-l'Evêque (Calvados), avec 16 des 23 anciens salariés. Mais il avait dû jeter l'éponge faute d'avoir pu obtenir les financements nécessaires auprès des banques.
Cependant, la décision du tribunal a permis de laisser le temps à Georges Viana de peaufiner son offre et d'essayer de boucler un plan de financement de 2,8 millions d'euros. L'homme d'affaires a lancé un "financement participatif" de 50 000 euros, qui serait un complément des aides et des prêts. 
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