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Une grande avancée pour combattre l’anorexie ou la boulimie

L’équipe de chercheurs haut-normands du laboratoire Inserm 1073 de l’université de Rouen a publié une étude révolutionnaire sur les troubles des comportements alimentaires comme l’anorexie ou la boulimie.

© France 3 Haute-Normandie
La publication a fait l’effet d’une petite révolution dans le monde médicale : pour la première fois les troubles alimentaires, tels que l’anorexie ou la boulimie, ne sont plus seulement associés à des problèmes psychologiques mais aussi à des dysfonctionnements biologiques.

Ce sont les chercheurs de l’unité Inserm 1073 “Nutrition, inflammation et dysfonction de l’axe intestin-cerveau ” de l’université de Rouen qui auraient découvert un mécanisme biologique expliquant en partie la cause de ces maladies. Selon eux, une protéine produite par certaines bactéries naturelles de la flore intestinale dont Escherichia coli serait à l’origine de ces troubles. Les anticorps produits par l'organisme contre cette protéine réagiraient avec la principale hormone de la satiété en raison d'analogies de structure. Car la nouvelle protéine en question (ClpB) serait le sosie de l'hormone de la satiété (mélanotropine). En se liant à l’hormone de la satiété, les anticorps vont donc modifier son effet «satiétogène». D’où le développement de troubles tels que l’anorexie ou la boulimie. En parallèle, les chercheurs étudient chez la souris comment corriger l’action de la protéine bactérienne pour empêcher la dérégulation de la prise alimentaire qu’elle engendre.

Pour mieux comprendre cette découverte, regardez ci-dessous l'interview du professeur Déchelotte, notre invité du 19/20 du mardi 7 octobre 2014.

Une grande avancée pour combattre l’anorexie ou la boulimie itw professeur Déchelotte


VIDEO : voir le reportage de France 3 Haute-Normandie de Raphael Deh et Emmanuelle Partouche

 

Au coeur de l'INSERM de l'université de Rouen

 

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