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Deauville : les courses retardées par une manifestation d'entraîneurs

Le début de la réunion à l'hippodrome de la Touques a du être retardé de près de deux heures cet après-midi en raison d'un rassemblement de professionnels qui protestent contre l'augmentation de leurs charges et la baisses des allocations qui leur sont versées.
© APRH
Vêtus de tee-shirt blancs, une soixantaine d'entraîneurs venus de toute la France ont fait corps pour attirer l'attention sur la situation de leur profession : "Les fondements de notre système pyramidal que nous envient les grandes nations des courses sont aujourd'hui mis à mal" a déclaré leur porte-parole. "Sans une prise de conscience urgente, c'est tout le système qui va s'effondrer" a poursuivi Mathieu Boutin. Les entraîneurs reprochent à la société France-Galop "un plan de redistribution qui s'assimile à une baisse supplémentaire de nos ressources", alors qu'ils sont confrontés à "une inflation des frais de fonctionnement" : le nombre croissant des courses dispersées dans toute la France à des horaires parfois acrobatiques semblent avoir mis à mal certaines trésoreries : "nous sommes dans le rouge".

 












France-Galop : "tout le monde a conscience que nous sommes arrivés à saturation"


Mise en cause par les manifestants, la société France-Galop a répondu par l'intermédiaire de son directeur général. Interrogé sur la chaîne Equidia, Thierry Delègue a d'abord reconnu que "l'augmentation du nombre de réunions PMU" était une contrainte pour les professionnels. "Malheureusement, c'est la seule solution qui a été trouvée pour augmenter le chiffre d'affaire du PMU. Mais tout le monde a conscience que nous sommes arrivés à saturation". Face à cette situation, Thierry Delègue s'engage à "ramener les courses à des horaires plus traditionnels, même s'il risque d'y avoir conflit entre différentes réunions" avant d'ajouter qu'il restait "ouvert au dialogue". S'agissant des allocations reversées aux entraîneurs, Thierry Delègue a indiqué à Paris-Turf que France-Galop entendait bien les maintenir en 2015 au même niveau que ce qu'elles étaient en 2014, et ce alors que la société prévoit un déficit de 38 millions d'euros du "aux baisses des parts qui sont versées par le PMU".

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