Un an après, bilan de mandat pour Hervé Morin

Hervé Morin quelques minutes après sa victoire confirmée à Rouen / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Hervé Morin quelques minutes après sa victoire confirmée à Rouen / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Il y a un an, Hervé Morin et sa liste remportaient les premières élections de la Normandie réunifiée, faisant changer la région de bord politique. Aujourd'hui, les vainqueurs se sont rassemblés pour l'occasion. Et ce, pendant que l'opposition fustige les propositions budgétaires à venir.

Par David Frotté

Ce fut un soir historique. Le 13 décembre 2015, la liste d'Hervé Morin battait celle de Nicolas Mayer-Rossignol de moins de 5.000 voix (36,43 % à 36,08).
La Basse-Normandie et la Haute-Normandie passaient ensemble alors des mains du PS à celle de l'UDI-LR, dans une élections à rebondissements, un suspense qui aura été très long à se décanter, tard dans la nuit, tant l'écart final fut infime.

Alors aujourd'hui, pour la majorité, pas question de bouder son plaisir. La victoire a été fêté avec un grand sourire.

© Catherine Berra
© Catherine Berra


Le Président centriste en a profiter pour tirer le bilan de son action à la tête de la région. Satisfaction et optimisme de rigueur.
Et deux mots clés : volontarisme et innovation.

Le reportage de Catherine Berra et Thierry Cléon avec les interviews de :
_ Hervé Morin, Président de la région Normandie

Un an après l'élection d'Hervé Morin

Je vois beaucoup d'absences en ce qui concerne les départements de l'ex-Basse-Normandie (Laurent Beauvais)


Invité aujourd'hui de nos confrères de Tendance Ouest, l'ancien président de la Basse-Normandie, Laurent Beauvais s'est montré évidemment beaucoup plus dur sur ce premier bilan, dénonçant notamment un délaissement d'une partie de la région. "Dans les propos, les actions, les documents que fournis la région et Hervé Morin, je vois beaucoup d'absences en ce qui concerne les département de l'ex-Basse-Normandie, [...], le Mont Saint-Michel,   [...] le classement des plages au patrimoine de l'Unesco, [...] les ports de Cherbourg ou Granville."

Autre motif d'inquiétude pour l'opposition, les finances. Et là, c'est le battu de l'année dernière, et ex-président de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol qui souligne "une épargne brute qui s’effondrerait de 100 M€ par an, des emprunts supplémentaires en explosion de près de 600 M€, des dépenses de fonctionnement non maîtrisées...".
 

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