Noms d'oiseau et quiproquo au conseil municipal de Ouistreham

André Ledran et Romain Bail lors du conseil municipal de Ouistreham du 6 mars 2017 / © DR
André Ledran et Romain Bail lors du conseil municipal de Ouistreham du 6 mars 2017 / © DR

Le dernier conseil municipal en date a une nouvelle fois donné lieu à quelques échanges tendus entre le maire de Ouistreham et son opposition. André Ledran, l'ancien premier magistrat de la commune, estime avoir été insulté.

Par CM et MCR

C'est un courrier signé d'André Ledran qui a été adressé aux médias mais dont l'intéressé n'a pas encore pris connaissance. L'ancien maire de Ouistreham (PS) y accuse son successeur, Romain Bail (LR), de l'avoir tratité de "néofasciste" lors du conseil municipal du 6 mars 2017.

Ces propos ont été tenus lors d'un débat portant sur la vente d'une partie du patrimoine de la ville. Le maire actuel n'a pas manqué de vanter sa politique en égratignant celle de son prédécesseur, évoquant "un courage politique qui n'a pas été assumé pendant des années". André Ledran a défendu son bilan et réagi de façon virulente: "arrêtez vos vacheries parce qu'il y en a assez". Et les deux protagonistes de continuer à s'envoyer des "amabilités".

Comme toutes les séances du conseil municipal de Ouistreham, celle-ci a été intégralement filmée et mise en ligne sur Youtube. Peu après cet échange (à 3h57), on entend distinctement Romain Bail dire "néofasciste". 

conseil municipal Ouistreham 6 mars 2017

Dans son courrier adressé au maire de Ouistreham, André Ledran s'estime visé par ce propos et exprime son indignation. "Monsieur le maire, au cas où vous l'auriez oublié j'ai connu l'horreur du nazisme et du fascisme (...) Je ne puis accepter une telle insulte". Et l'élu d'opposition de réclamer "des excuses publiques, lors du prochain conseil municipal". André Ledran prévient que s'il n'obtient pas gain de cause, il prendra "des mesures qui s'imposent".

Joint par téléphone, Romain Bail, mis en cause par son prédécesseur dans ce courrier, donne une version différente. "Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas eu de réaction sur le moment", explique-t-il avant d'évoquer un quiproquo. Selon lui, le mot de "néofasciste" ne visait pas André Ledran et ne s'inscrivait pas dans leur échange. Il aurait été prononcé dans le cadre d'une plaisanterie avec son adjoint en charge des fnances, Robert Pujol.

Romain Bail, ancien professeur d'histoire-géographie, nous a expliqué qu'il connaissait le passé d'André Ledran et que, pour cette raison, jamais il n'aurait utilisé un tel terme à son endroit. Estimant ne rien avoir à se reprocher dans cette "affaire", il ne compte pas présenter d'excuses publiques lors du prochain conseil municipal.



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