Dégradations à l'Université de Caen : 33 000 euros de frais de remise en état

© France 3 Normandie
© France 3 Normandie

L'université de Caen a chiffré les dépenses concernant la remise en état des bâtiments et des salles suite aux dégradations commises au sein de l'établissement, le 31 mars, en marge de la manifestation contre la loi travail. Le montant est estimé à près de 33 000 euros. 

Par France 3 Normandie

Les travaux de remises en état de l'Université de Caen, commencés lundi 4 avril, ont été estimés à près de 33 000 euros. Selon un communiqué de l'établissement, cette somme comprend notamment : 
  • le rangement du matériel mobilier qui avait été déplacé, parfois d’un étage à l’autre, souvent pour bloquer les entrées ; ce mobilier a été parfois endommagé pendant l’occupation ;
  • le nettoyage des sols et des vitres ;
  • les dépenses pour recouvrir les tags et inscriptions ;
  • la réparation des portes intérieures et extérieures ;
  • la vérification des installations et équipements de sécurité nécessaires au fonctionnement du bâtiment.
Des vitres avaient été brisées et des bibliothèques avaient été renversées. Des ouvrages ont également été volés. Une inspection minutieuse des cinq étages a relevé sur les murs des couloirs, salles et amphithéâtres plus de deux cents tags. L’ensemble de ces inscriptions a été photographié et localisé.

La chronologie des événements se dessine 

Vers 7h30, le mercredi 31 mars, un groupe de plusieurs personnes a demandé, de manière très insistante à l’un des agents d'entretien qui sortait de la bibliothèque des Sciences de l’Homme, la possibilité d’y entrer. Ceci leur a été refusé indique le communiqué de l'université de Caen.

Après avoir fouillé plusieurs bureaux, les occupants du bâtiment se sont retrouvés progressivement en possession de clés et de huit badges de contrôle d’accès, apparemment rendus par leurs utilisateurs et stockés dans des tiroirs.

A 9h07, la porte LE231 de la réserve de la bibliothèque a été ouverte avec un badge qui était quant à lui encore actif, contrairement aux sept autres. La plupart des occupants du bâtiment l’ont quitté à 10h pour rejoindre la manifestation. Seule une dizaine de personnes y sont restées pour le « garder » puisque de nombreux occupants y avaient laissé leurs effets personnels.

Les services de l’université, accompagnés d’agents de sécurité, ont pu accéder au bâtiment à partir de 10h30 - 11h ; les derniers occupants ont alors quitté précipitamment les lieux.

Les équipes de l’université ont alors procédé à l’inspection du bâtiment. C’est à ce moment que le saccage de cette bibliothèque a été constaté ainsi que la présence d’un matelas et d’un sac de couchage. Cette bibliothèque avait donc été visitée, puis occupée pendant la nuit du 30 au 31 mars.

La présidence de l’université maintient donc avec fermeté le fait que les personnes ayant occupé puis bloqué le bâtiment B sont responsables des dégradations constatées. L'université a porté plainte pour introduction illégale dans le bâtiment, dégradation de bien public et occupation illégale.


A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus