Dimanche en politique. Sonia de la Provôté, sénatrice centriste du Calvados, invitée le dimanche 28 mars à 11h30

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Écrit par Franck Besnier et Aurélie Duplessi

La sénatrice UC du Calvados, Sonia de la Provôté est l’invitée de Dimanche en politique, ce dimanche 28 mars à 11h30, présenté par Franck Besnier.

Aujourd’hui, la Normandie est coupée en deux. D'un côté, les deux départements haut-normands sont reconfinés et de l'autre, l'Aigle, dans l'Orne vient de passer en surveillance renforcée. Mais alors, quelles sont les mesures à mettre en place pour sortir de la crise sanitaire ?

Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, en déplacement dans la Manche ce vendredi 26 mars a indiqué que les écoles doivent rester ouvertes.

Sonia de la Provoté confirme ses propos :

Il est important de maintenir les acquis, la pédagogie, c’est la plus grande richesse, le plus grand investissement qu’on puisse faire pour notre société y compris pour le monde d’après. Par contre, il faut être très rigoureux sur le plan sanitaire. Je pense qu’il faut vacciner les enseignants et tous ceux aux contacts des enfants parce que le virus circule.

Concernant l'interdiction des rassemblements de plus de six personnes, c’est une bonne mesure selon Sonia de la Provôté mais elle ne suffit pas. Cette mesure permet en effet d'éviter la concentration de la population, et donc de limiter la circulation du virus mais elle doit entraîner d'autres mesures.

La Seine-Maritime et l’Eure sont confinés mais pas le territoire bas-normand. Pourtant la situation se dégrade notamment dans l’Orne avec des taux d’incidence de plus de 650 cas pour 100 000 habitants. Le gouvernement a choisi de territorialiser. Edouard Philippe qualifie cette mesure « d’injuste ». En effet, dans l’agglomération havraise, le taux d’incidence est de 188 cas pour 100 000 habitants alors qu’à Rouen, il y a plus de 300 cas. Ça créait forcément des injustices, mais à l’échelle communale, la visibilité pour les citoyens serait encore plus complexe nous confie la sénatrice.

Face à cette progression inquiétante, la vaccination paraît le « seul moyen » pour limiter l’épidémie.

On sait que si on arrive à vacciner beaucoup de gens, on peut freiner durablement l’épidémie mais aujourd’hui, on n'a pas encore suffisamment de doses pour vacciner une partie de la population. On a vraiment une lutte entre les deux : un virus d’un côté, un vaccin de l’autre.

Jacques Battistoni, Président de syndicat MG France

Selon les propos de Jacques Battistoni, la majorité des patients ont compris la nécessité d’être vaccinés. Même si il y a quelques réticences tout de même à l’AztraZeneca, globalement, la population accepte car c’est l’unique solution pour retrouver une vie normale.

Sonia de la Provôté, médecin de profession, a été chargée d’un rapport sur la stratégie vaccinale dans le pays. Pour elle, il y a un risque avec tous les vaccins comme ça a toujours été. Il faut une information claire, simple et lisible pour créer la confiance ce qui n’a pas été le cas pour l’AztraZeneca comme vous pouvez le voir dans cet extrait :

durée de la vidéo: 00 min 58
Extrait Dimanche en politique Sonia de la Provôté et la vaccination

Va-t-on ouvrir des vaccinodromes dans les gymnases et les stades ?

Dans le Calvados, on compte aujourd'hui une quinzaine de centres de vaccination. Au gymnase de la caserne Canada à Caen, 1 000 doses sont administrées par jour. Ce n'est pas la grandeur du bâtiment qui est importante mais le fait de recevoir plus de doses. Les soignants attendent des ressources plus importantes pour accentuer la vaccination.

Et les festivals normands dans tout ça ?

Comme Sonia de la Provôté l’indique, il n’y a pas de visibilité sur les mois à venir. Depuis le début, la culture n’est pas jugée essentielle, c’est comme ça qu’elle a été affichée.

La madeleine l’a emporté sur Proust.

Sonia de la Provoté, Sénatrice centriste du Calvados

Certains festivals vont s’adapter en réduisant leurs jauges et en choisissant uniquement un public normand mais d’autres festivals ne pourront pas économiquement. Des préconisations sont à venir dans les 15 prochains jours voire 3 semaines.

Les prochaines éléctions électorales seront elles reportées ?

Oui techniquement c’est possible, la seule limite c’est qu’il faut qu’il y ait quand même un motif impérieux d’intérêt général.

Christophe Boutin, politologue

Selon Christophe Boutin, politique, c’est tout à fait possible mais cette question fait débat : est-ce vraiment un motif impérieux d’intérêt général alors que d’autres Etats ont réussi à réaliser des élections malgré la crise sanitaire ?

Même si le vote par correspondance a été proposé au sénat, il n’a pas donné de résultat. On peut cependant envisager des alternatives comme regrouper les deux élections dans le même bureau de vote ou encore soumettre plusieurs procurations, afin de limiter les déplacements.

Il y aurait-il un report des élections à l’automne 2021 voire 2022 après les élections présidentielles ? A suivre dans un prochain Dimanche en politique.

► Dimanche en politique : un rendez-vous à ne pas manquer, ce dimanche à 11h30 sur France 3 Normandie.

Dimanche en politique

Présenté par : Franck Besnier en alternance avec Emilie Leconte

Rédaction en chef : Maud de Bohan et Gilles Lefèvre

Un magazine à retrouver chaque dimanche à 11h30 sur France 3 Normandie

Durée : 26 min

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