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Des maires normands invités malgré eux à l'ouverture du Grand Débat redoutent un “plan com'” ou une grande messe

Photo d'illustration / © Maxppp
Photo d'illustration / © Maxppp

L'ouverture officielle du Grand Débat national va se tenir dans l'Eure mardi prochain. Le choix de la Normandie, la terre du Premier Ministre, est-il une chance ? 800 invitations ont finalement été lancées en Normandie contre 100 au départ. Des maires redoutent le long discours monologue. 

Par Alexandra Huctin

Plusieurs maires normands sont invités à participer au lancement du Grand débat, mardi 15 janvier, dans l'Eure. Une invitation un peu lourde à assumer pour certains d'entre eux.

Il craignent une dérive "plan com'" de l'Élysée, 

"On nous indique que nous serions presque 800 dans l'Eure pour écouter le président de la République. C'est un coup de com, pas un échange. Je ne me rends pas à un monologue du président, une grand messe. Sincèrement, j'ai autre chose à faire" raconte Franck Guéguéniat, maire (Mouvement radical) d'Epron (14), petite commune de l'agglomération caennaise.
    
Twitter - Franck Guéguéniat (maire d'Epron dans le Calvados - Sans-Etiquette -adhérent au Parti radical de gauche-, a choisi de ne pas y aller et résume  :  grand débat = monologue 


Une poignée d'élus réfractaires


Selon l'association départementale des maires du Calvados, sur les 25 maires du département invités, "7 ou 8" ne feront pas le déplacement. 

Le président LR de cette association, Olivier Paz, se rendra lui à Grand Bourgtheroulde (Eure), où Emmanuel Macron doit lancer le grand débat. Mais avec "700 maires invités (100 par département normand plus les 300 maires de l'Eure)", l'élu LR interrogé par l'AFP craint "que ce soit plus une opération de com que véritablement quelque chose qui permette d'avancer".

Twitter- Un homme et une femme représenteront les élus du Calvados : Joel Bruneau, maire LR de Caen et Sophie de Gibon, Maire de Canteloup Secrétaire Générale del’Union des maires du Calvados :
 

    
Selon les deux élus, il était question au départ de 20 élus par département, ce qui aurait été selon M. Paz, qui est maire de Merville-Franceville, "plus propice à un échange".

"Si ça avait été une réunion de travail, comme on nous l'avait présenté au départ, s'il s'était agi de débattre à bâtons rompus, oui"  M. Guéguéniat assure qu'il y serait allé.
    

Seules deux personnes par département auront le droit de prendre la parole. En plus on leur impose de venir trois heures avant. Ils vont être parqués dans un gymnase, à une dizaine de kilomètres du lieu de la conférence avant d'être transférés. Faut arrêter le cinéma", a ajouté M. Guéguéniat.

    
Ce n'est pas le point de vue du maire de Grand Bourgtheroulde, commune 3.700 habitants à 30 km de Rouen. "Tel que c'est configuré et organisé, tout est prévu pour que ce soit un moment de dialogue et de débat. Ce ne sera pas de la com mais du débat. Ce ne sera pas une grand messe du président de la République", a assuré à un correspondant de l'AFP Vincent Martin qui a succédé à la mairie au député LREM Bruno Questel lorsque celui-ci a été élu à l'assemblée. M. Martin se dit sans étiquette, ni de droite ni de gauche.
   

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