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Le ministre de l'agriculture se rend au chevet de la sucrerie de Cagny ce mercredi

Le ministre de l'agriculture Didier Guillaume / © Ludovic marin/AFP
Le ministre de l'agriculture Didier Guillaume / © Ludovic marin/AFP

Le groupe allemand Südzucker souhaite fermer en 2020 trois de ses sites en France, dont la sucrerie Saint-Louis de Cagny dans le Calvados. Le ministre de l'agriculture se rend en Normandie ce mercredi pour rencontrer des planteurs et les salariés.

Par Christophe Meunier

Le 14 février dernier, l'annonce est tombé comme un couperet lors d'un comité central d’entreprise, convoqué en urgence. Confronté à une chute vertigineuse des prix, le groupe allemand  Südzucker a décidé de réduire de 700 000 tonnes sa production annuelle de sucre. Dans cette optique, il annonce la fermeture de trois sites de sa filiale, Saint-Louis, en France, dont la sucrerie de Cagny dans le Calvados.
 

Avec la fermeture de la sucrerie c'est toute une filière, déjà en difficulté, qui se retrouve grandement menacée. "L’arrêt de cette sucrerie serait catastrophique pour l’économie du département avec plus de 500 emplois directs, indirects et induits remis en cause", prévenait la Confédération Générale des Planteurs de Betteraves dans un communiqué le 22 février dernier.
 

"Maintenir une activité industrielle"

Ce mercredi 27 mars, en début d'après-midi, le ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, se rend dans le Calvados pour rencontrer les salariés et les planteurs. "Cette visite permettra d’échanger avec les représentants de la filière sucre et d’expertiser les options pour maintenir une activité industrielle sur ce site en présence des élus locaux", indique le ministère dans son communiqué.
 
Le gouvernement tente depuis quelques semaines de trouver "un plan B". L'Etat a d'abord demandé à Südzucker d'envisager la cession des sites voués à la fermeture, "si des projets de reprise crédibles devaient émerger". Une option balayée d'un revers de la main par le groupe allemand. "Les Allemands sont droits dans leurs bottes, ils nous félicitent pour notre implication mais maintiennent leur refus de vendre à des repreneurs", déclarait à l'AFP Loïc Touzé, délégué FO de l'usine de Cagny, le 12 mars dernier après une réunion au siège de l'industriel.
 

La semaine dernière, le ministre de l'agriculture a changé de registre, se montrant plus menaçant. L'idée : attaquer le groupe allemand au portefeuille à travers les crédits d'impôt.  "Nous allons regarder tout ce qui est en notre pouvoir" pour "ne pas leur verser" le CICE "très élevé qu'ils doivent toucher parce qu'ils ont investi et embauché les années précédentes", déclarait il le 20 mars aux députés.
 



 

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