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La commissaire de police de Deauville rescapée de l'attentat du Bataclan

Bérangère Pons est arrivée au commissariat de Deauville au mois de juillet 2014. / © France 3 Basse-Normandie
Bérangère Pons est arrivée au commissariat de Deauville au mois de juillet 2014. / © France 3 Basse-Normandie

Bérangère Pons n'a pas été touchée. En revanche, son compagnon, le commissaire de Louviers-Val de Reuil, a été grièvement blessé. Arnaud Beldon, 38 ans, a reçu une balle dans le dos. Les policiers de l'Eure et du Calvados sont sous le choc.

Par Pierre-Marie Puaud

La nouvelle est parvenue dans les commissariats ce week-end. La jeune commissaire de Deauville qui est en poste depuis une peu plus d'un an assistait au concert du groupe Eagles of Death Metal vendredi soir à Paris. elle était dans la salle quand les terroristes ont vidé leurs chargeurs sur la foule, faisant plus de 80 morts. Si elle a miraculeusement échappé aux balles, son compagnon a en revanche été grièvement blessé. "Elle est à son chevet. Nous la soutenons comme nous pouvons confie un officier".

Au lendemain du drame, le maire du Val de Reuil a dit son efroi dans un communiqué. "Profitant d’un des rares moments où il n’était pas en service, notre commissaire, Arnaud Beldon se trouvait, en effet dans la salle du Bataclan, expliquait Marc-Antoine Jamet (...) Malgré la balle qu’il a reçue dans le dos, chacun rapporte le courage exceptionnel dont il a pourtant fait preuve demandant à ceux qui l’entouraient d’échapper à l’hécatombe alors que lui-même restait au sol sombrant dans l’inconscience. Transporté vers l’hôpital des armées Percy, à Clamart, aussitôt terminé l’assaut mené par ses collègues du Raid et de la BRI, il y a été immédiatement pris en charge par les médecins militaires. Les conséquences de sa blessure, sa colonne vertébrale étant atteinte, demeureraient cependant particulièrement lourdes et durables".

Marc-Antoine Jamet précise qu'il s'est rendu au commissariat de sa ville : "Nous y avons trouvé des fonctionnaires profondément meurtris, atteints par la tragédie que vivait un chef qu’ils aimaient et appréciaient. Nous comprenons et partageons leur douleur. Une fois, encore, aujourd’hui, nous les assurons de notre reconnaissance pour le travail qu’ils accomplissent au service de la Nation et de sa défense et leur demandons de transmettre aux unités des forces de l’ordre franciliennes et normandes qui interviennent en ce moment notre gratitude. Elles font leur devoir avec une abnégation et une efficacité qui méritent l’estime la plus entière."

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