Tracteurs high-tech et solidarité : les CUMA tiennent salon dans les champs du Pays d'Auge

Pilotage au joystick et GPS pour ce modèle de tracteur présenté au "salon aux champs", le salon national des CUMA
Pilotage au joystick et GPS pour ce modèle de tracteur présenté au "salon aux champs", le salon national des CUMA

Le salon national des Coopératives d'utilisation de matériel agricole (CUMA) se déroule ce mercredi et ce jeudi à Saint-Pierre-des-Ifs, près de Lisieux. Ces organisations, très présentes dans l'Ouest, permettent aux agriculteurs d'acquérir du matériel performant mais hors de prix.

Par CM

A première vue, on croirait un croisement entre le Mondial de l'Auto et le CES de Las Vegas dans le monde agricole. Le néophyte, citadin jusqu'à la moëlle, serait quelque peu déboussolé en découvrant certains équipements exposés sur les 35 hectares du Salon aux Champs, à Saint-Pierre-des-Ifs. Comme ce sosie du Rover, le robot de la Nasa envoyé sur Mars, pilotable à distance via une tablette et dont les quatre bras pulvérisent avec minutie des doses de désherbant.


Durant deux jours, les 15 000 visiteurs attendus vont pouvoir découvrir les tout derniers modèles de tracteurs, ensileuses et autres moissonneuses batteuses présentés par les 190 exposants. Des équipements qui ont un prix : comptez en moyenne 150 000 euros pour un tracteur, 300 000 euros pour une ensileuse ou 120 000 euros pour une rampe d'épandage. Des coûts exhorbitants pour un exploitant seul.

Comme l'union fait la force, les coopératives d'utilisation de matériel agricole (CUMA) ont commencé à se développer dans les années 70-80. Le principe: plusieurs exploitants se regroupent pour acquérir du matériel et en assurer les charges d'entretien. "La plupart des CUMA ont un responsable qui s'occupe du planning (d'utilisation des équipements). Mais certains modèles de CUMA sont plus poussés : on peut y trouver un hangar avec un atelier voire même un salarié", explique Antoine Vivien, président du comité des CUMA du Calvados, en charge de l'organisation de ce salon.

A l'heure où les questions environnementales ocuppent une place de plus en plus importante dans le débat public, les CUMA sont également présentées par leurs promoteurs comme un mode gestion plus raisonné. "Ça nous permet d'avoir aussi un matériel plus repectueux de l'environnement", explique Vicent Barbot, président de la CUMA de Sassy, "des équipements qui nous permettent de doser l'engrais plus facilement, de désherber mécaniquement. Seul, on irait à la simplicité mais au niveau environnemental, on ne serait pas au taquet".

Ce modèle d'organisation est particulièrement développé dans l'ouest de la France. Le réseau national des CUMA y organise tous les deux ans son "salon aux champs". Dans l'ex Basse-Normandie on recense 550 CUMA pour 12 300 adhérents: unn exploitant sur deux est membre d'une de ces coopératives. 

Reportage de Jean-Yves Gélébart et Charles Bézard
Intervenants:
- Vincent Barbot, président de la Cuma de Sassy (14)
- Antoine Vivien, président du comité des Cuma du Calvados

le salon national des Cuma





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