Saint-Louis Sucre confirme son plan de restructuration : 74 des 82 postes de la sucrerie de Cagny seront supprimés

Manifestation devant la sucrerie de Cagny le 22 février 2019. / © Charly Triballeau/AFP
Manifestation devant la sucrerie de Cagny le 22 février 2019. / © Charly Triballeau/AFP

La filiale française du groupe allemand  Sûdzucker a présenté ce mardi 2 avril son plan de restructuration aux représentants du personnel lors d'un comité social d'entreprise; Dans le Calvados, ce sont 74 postes qui vont disparaître à Cagny.

Par CM et AFP

Les documents transmis par Saint-Louis sucre ce mardi 2 avril aux représentants des salariés lors du comité social d'entreprise ne comportaient aucune surprise. Les chiffres sont malheureusement à peu près conformes aux estimations. La filiale française du groupe allemand Südzucker va supprimer près de 130 postes sur les 723 qu'elle compte. Le 14 février dernier, Saint-Louis avait annoncé son intention de fermer deux de ses quatre sucreries (ainsi qu'un site de conditionnement à Marseille). Dans un marché en crise, son actionnaire, le premier groupe sucrier mondial, souhaite diminuer sa production européenne de 700 000 tonnes.
 
Des deux sucreries concernées par le plan de restructuration de Saint-Louis, c'est celle de Cagny, dans le Calavdos, qui sera la plus durement touchée: 74 des 82 postes seront supprimés. A Eppeville, dans la Somme, 46 des 132 salariés seront mintenus sur le site, notamment pour le besoin des activités de déshydratation et de stockage. Les 76 autres affectés à la production, se verraient proposer un reclassement à "poste équivalent", dans le site voisin de Roye.


Quel avenir pour les planteurs ?

Avec la fermeture de ces deux sucreries, c'est toute une filière, celle des betteraviers, qui se trouve menacée. Aujourd"hui, le site de Cagny représente un débouché pour 1036 planteurs (et 1268 à Eppeville). Concernant les betteraves traitées dans le Calvados, "une partie d'entre elles, principalement cultivées dans l'Eure, seraient traitées par la sucrerie d'Etrépagny", a indiqué Saint-Louis Sucre.
 

Encore un espoir de reprise ?

Le 27 mars dernier, le ministre de l'agriculture s'est rendu à Cagny pour rencontrer les personnels, les acteurs de la filière et les élus locaux. Lors de cette visite, il a affirmé que “l'Etat va faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre la pression”. Le gouvernement souhaiterait notamment que le groupe allemand Südzucker accepte une offre de reprise. Mais celui-ci a toujours, officiellement, balayé d'un revers de la main cette éventualité.  Franck Sander, le président Confédération Générale des planteurs de Betteraves (CGB), assure que la filière peut reprendre les sucreries et indique qu'une nouvelle réunion est prévu en avril avec l'industriel allemand.
 

La procédure d'information et de consultation démarrera formellement lors d'un nouveau comité social d'entreprise (CSE) central, le 25 avril prochain, à Paris.

 

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