La SNSM de Dives-sur-Mer célèbre la résurrection de sa vedette

Comme le veut la tradition, le Saint Sauveur II a été béni ce samedi à Dives-sur-Mer. La SNSM est dotée d'une vedette refaite à neuf dont les travaux ont été en partie financés par des dons.

La vedette de la SNSM de Dives-sur-Mer a été bénie ce samedi comme le veut la tradition
La vedette de la SNSM de Dives-sur-Mer a été bénie ce samedi comme le veut la tradition
Bientôt, il partira en mer porter secours. Son nom est prédestiné: le Saint-Sauveur 2; Mais s'il peut bénéficier d'un coup de pouce du "ciel" pour mener à bien sa mission, ce n'est pas de refus. Comme tous les marins, les sauveteurs de la SNSM de Dives-sur-Mer ont sollicité un prêtre pour bénir ce samedi 27 avril leur nouvelle vedette. Ou plutôt la nouvelle vie de leur bateau. Car l'embarcation de 10 mètres 50 a été totalement rénovée, une rénovation qui des airs de résurrection.
 
La SNSM de Dives-sur-Mer célèbre la résurrection de sa vedette
Reportage de Pierre-Marie Puaud et Patrick Mertz

Le Saint-Sauveur, premier du nom, a rendu l'âme en 2016, après 25 années de bons et loyaux services. La SNSM de Dives-sur-Mer se voit alors attribuer en urgence un autre bateau. Mais celui-ci est déjà bien mal en point. Malgré les efforts déployés par les bénévoles pour le remettre à flot, le "nouveau" navire voit à son tour ses moteurs le lâcher. "Autrefois, au bout de 25 ans, un bateau était mis au rebut", expliquait alors Michel Graincourt, le président de la station SNSM de Dives-sur-mer, "Maintenant, comme on n'a plus d'argent à la SNSM, on continue à faire durer les bateaux une dizaine d'années."
 

Bénévolat et manque de moyens

Mais à un moment, il n'est plus possible de faire durer. Durant un an, d'importants travaux ont été réalisés pour redonner une nouvelle jeunesse à la vedette. D'importants travaux à 293 000 euros qu'il a fallu financer. Si la Région, le Département et la SNSM (au niveau national) ont apporté leur contribution, la station de Dives-sur-Mer a dû trouver par elle-même le quart de la somme. "Ce qui est un peu dommage c'est que les stations sont obligées d'aller vendre des tee-shirts, des calendriers", déplore Michel Graincourt, "On fait l'équivalent en mer du travail des gendarmes de haute montagne; Les gendarmes de haute-montagne on leur donne un hélicoptère, du matériel."

Autre différence, et pas des moindres: les trois patrons et neufs équipiers opérationnels qui se relaient nuit et jour pour porter secours en mer sont tous bénévoles.
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