Des dents d'ivoire du cachalot échoué au Havre ont été arrachées ou coupées par des braconniers

Les scientifiques réalisant des prélèvements sur le cachalot le 28 novembre, en vue d'analyses / © France 3 Baie de Seine
Les scientifiques réalisant des prélèvements sur le cachalot le 28 novembre, en vue d'analyses / © France 3 Baie de Seine

Plusieurs dents du cachalot qui s'est échoué vendredi 25 novembre ont été volées. 

Par DM

Le cachalot de 14 mètres de long et pesant 25 tonnes est toujours en place. Après son échouage sur une plage du Havre, vendredi 25 novembre, à côté de Port 2000, l'animal n'avait pu être déplacé ce lundi, comme prévu.
Des voleurs ont profité de ce retard pour arracher ou couper des dents d’ivoire de l'animal. 

Le cadavre du cachalot a attiré des braconniers / © Association Robin des Bois
Le cadavre du cachalot a attiré des braconniers / © Association Robin des Bois
Selon l'association Robin des Bois de tels actes de braconnage et de profanation se multiplient en Europe, en Islande et au Canada.
Des braconniers sont attirés par le gain que génère la vente de ces dents. 
Chaque cachalot porte en effet 20 à 25 dents coniques sur sa mâchoire inférieure. Certaines pèsent un kilo, et peuvent atteindre la valeur marchande de 2000 à 5000 €, sur le marché noir. 

L'association écologique rappelle que les eaux de la Manche et de la mer du Nord sont devenus des milieux hostiles pour les cétacés.  

© Robin des Bois
© Robin des Bois

Les cachalots sont principalement victimes des chaos acoustique sous-marin, de collisions avec les navires et l’ingestion des déchets de plastique. Les bruits sous-marins proviennent des activités de dragage, de la motorisation des navires, des recherches sismiques, des sonars militaires et des activités industrielles offshore. Les parcs éoliens sont une source de désorientation supplémentaire pour les cachalots, les baleines, les orques et les dauphins.

© France 3 Baie de Seine
© France 3 Baie de Seine


Les cadavres des baleines et cachalots échoués sont le plus souvent découpés en rondelles et transportés chez les équarrisseurs. Robin des Bois réclame depuis plusieurs années que les carcasses des mammifères marins soient dans toute la mesure du possible remorquées et immergées. Des recherches scientifiques menées dans le monde entier révèlent qu’elles constituent de véritables oasis biologiques pendant des dizaines d’années et qu’elles contribuent ainsi à l’enrichissement des écosystèmes marins. 

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