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Histoire de se balader

Chaque dimanche à 12h55 sur France 3 Normandie
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Histoire de se balader : à l'Eure des femmes

© France 3 Normandie
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Saint-Georges-du-Vievre, petite commune de l’Eure, compte 853 âmes et affiche une vitalité insolente. Il y a 4 ans environ, le village a repris vie avec l’ouverture des commerces par les femmes des environs encouragées par la municipalité et prônant une véritable résistance économique !

Par Olivier Couvreur

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Saint-Georges-du-Vievre est une petite commune de l’Eure. Ce village de 853 âmes affiche une vitalité insolente. Il y a 4 ans environ, le village a repris vie avec l’ouverture des commerces par les femmes des environs encouragées par la municipalité et prônant une véritable résistance économique !

Cette renaissance est due en partie par la situation géographique de la ville. En effet, la proximité avec Paris, les résidences secondaires et les villages voisins ont permis à Saint-Georges-du-Vievre de survivre grâce aux commerces et de pérenniser leurs activités. Enfin, ce renouveau par les femmes s’explique par la solidarité et l’entraide entre les différentes commerçantes.

Je suis bien dans le village où une bonne partie des commerces sont-tenus par des femmes ? 
- Ah oui, vous êtes au bon endroit !
extrait d'Histoire de se balader : l'Eure des femmes

Dans ce nouvel épisode d’Histoire de se balader, Vincent Chatelain rencontre les femmes qui font vivre le village.
"Quand je suis arrivée en 2012, on avait déjà deux salons de coiffure, une fleuriste..." raconte Stéphanie... "On a eu ensuite une couturière, une esthéticienne, quelqu'un qui s'est occupé de la restauration... ça s'est fait petit à petit et il y a eu un gros boum il y a 3 ans".
"Il y a une belle complicité entre toutes et c
e qui est important c'est qu'on est toutes des femmes dynamiques", ajoute Valérie.
 
 

A la rencontre des femmes qui font vivre Saint-George-du-Vievre

Vincent commence par rejoindre Andréa Valentin dans son institut. Andréa est la plus jeune gérante à s’être installé dans le village. Du haut de ses 22 ans, elle propose diverses prestations dans son salon d’esthétique qui font d’elle une figure importante de la ville. Une pause pour faire une manucure et parler de ce village où les femmes ont le pouvoir...


J'ai toujours du monde. Et la campagne, c'est tellement plaisant... On a le temps de parler avec les clients...
Andréa


Vincent rencontre ensuite Noellie Lebrun, l’épicière du village, le supermarché le plus proche se trouvant à 4 km. Ils évoquent ensemble l’entraide qui existe entre toutes les commerçantes avant de se diriger vers l’atelier de couture. Stéphanie Guilly est la couturière, elle tient depuis quelques années son atelier, la « Belette à la Fraise ». Stéphanie nous explique la spécificité de ce village par une volonté d’émancipation. Ouvrir un commerce permet d’être indépendante, de gérer sa vie professionnelle et ses enfants sans oublier le fait d’obtenir un revenu supplémentaire. 
 
Histoire de se balader : l'Eure des femmes
 

Mais où sont les hommes ?

Le village de Saint-Georges-du-Vievre fait partie de la sélection des villages fleuris de France grâce à Monique Pillin, une retraitée qui accompagne les employés communaux pour les aider à entretenir la fleuraison du village, évidemment sans produits chimiques. 

14 commerces sur 15 sont tenus par des femmes, Vincent partira donc à la rencontre des hommes du village pour connaître leurs avis sur l’originalité et la réussite des commerces. Etienne Leroux est le maire de Saint-Georges-du-Vievre mais il a surtout joué un rôle majeur dans l’installation des femmes dans le village que ce soit pour leur trouver des locaux ou des habitations. Il nous parlera de la spécificité du village.
Pour finir, nous retrouvons Vincent au Château de Launay à la rencontre d'Alain Huard, fils d’Edith Huard résistante et femme de pouvoir. Alain reviendra sur l’histoire de sa mère qui était agent de liaison du Maquis Surcouf, réseau de la Résistance normande dans l’Eure. Il nous montrera le chemin que sa mère empruntait pour faire passer les messages aux résistants.


"Histoire de se balader, à l'Eure des femmes", à voir dimanche 10 mars à 12h55 sur France 3 Normandie.
 

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