Frelon asiatique : le Département de l'Eure passe à l’action

© Thierry Creux Maxppp
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Pour lutter contre la prolifération du frelon asiatique dans l’Eure, le Département a décidé de participer financièrement à la destruction des nids (30% du coût plafonné à 100€). Il a pris aussi des mesures de protection des ruches dans l’Eure.

Par DM Claude

Le Département de l'Eure a adopté, ce lundi, en session plénière, un plan d’actions afin de lutter contre la prolifération des frelons asiatiques. Les nids sont vides actuellement mais il y a urgence malgré tout, car le répit hivernal ne sera que de courte durée.

"Dès la fin du mois de février ou le début du mois de mars, les reines vont sortir de leur période d’hibernation et se remettre en activité",

prévient Gérard Chéron, vice-président du Département en charge des politiques de l’eau, de la protection des ressources naturelles et de la transition énergétique.
 
© Photo O LANRIVAIN Maxppp
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C'est la raison pour laquelle, l’assemblée départementale a voté à l’unanimité lundi un plan d’actions concrètes en faveur de la lutte contre cet insecte arrivé en France en 2004 et il a été repéré dans l’Eure dès 2013.
"Sa prolifération est inquiétante", poursuit Gérard Chéron qui pointe les risques sur les populations d’abeilles mais aussi pour l’homme. Trois décès ont été enregistrés en Normandie à cause du frelon asiatique.

Une aide financière

Le Département s'est engagé à participer financièrement à la destruction physique des nids à hauteur de 30 % dans la limite de 100 € par nid détruit.
Le Département mettra aussi en place une plateforme téléphonique et par mél, destinée à recenser et coordonner les demandes de destruction des nids. 
Créée en collaboration avec le GDS (Groupement de défense sanitaire) de l'Eure, cette plateforme sera ouverte aux particuliers comme aux collectivités ou encore aux pompiers du Département. 

Des pièges à frelons

Le frelon asiatique a fait de l’abeille mellifère, un mets de choix et peut décimer des ruches entières en quelques jours. C'est la raison pour laquelle, les ruches devront être protégées, avec l'aide des apiculteurs. 
Cette protection passera par des pièges, installés à des périodes spécifiques et également par la mise en place de grillages avec des maillages permettant aux abeilles de continuer à accéder aux ruches mais interdisant l’accès aux frelons. 

Sensibiliser la population

C'est le dernier volet du plan. Le grand public mais aussi les professionnels de la nature et de l’environnement seront informés sur les bons gestes à adopter face à cet envahisseur qui peut rapidement devenir agressif quand il se sent en danger. « Cette agressivité peut devenir d’autant plus dangereuse que les frelons attaquent généralement en groupe », insiste encore Gérard Chéron.
 

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